27 décembre 2008
Freiburg, Allemagne
Le temps des fêtes
Bonjour tout le monde!
Avant de commencer mon récit des dernières semaines, laissez-moi vous souhaiter un très beau temps des fêtes ainsi qu’une excellente année 2009 qui arrive dans quelques jours. Profitez du temps que vous avez en famille et entre amis et surtout n’oubliez pas que la modération à bien meilleur goût!
Autre petit message : J’ai enfin mis de nouvelles photos! Allez voir les albums d’Heidelberg, du marché de Noël, de la première neige et de la cathédrale!
Je vais reprendre où j’avais arrêté la dernière fois. Je disais donc que je m’en allais à Heidelberg. Mon collègue de Montréal François et moi en avons profité pour passer un peu de temps avec notre autre collègue d’université, Éric, qui lui étudie à Heidelberg depuis le mois d’avril dernier. Cela faisait donc plusieurs mois déjà qu’il reste dans cette ville, alors il fut un excellent guide durant tout l’après-midi qu’on a passé là! La ville d’Heidelberg est surtout connue pour son université très réputée ainsi que pour l’équipement d’imprimerie que mon ami Mathieu pourrait sans doute vous décrire mille fois mieux que moi. Mais peu importe la raison de la visite, Heidelberg reste charmante et propose des vues à en couper le souffle. Bref, une image vaut mille mots, alors j’en ai mis 18 dans la section photo, question de vous éviter un récit digne de Notre-Dame-de-Paris! (oh non, je n’ai pas vraiment dit ça?)
Du côté de Freiburg, tout s’est bien déroulé entre temps. Les présentations orales sont passées sans inconvénient et je commence à planifier mes travaux finaux pour la fin de session. Eh non, la session n’est pas terminée pour moi, contrairement à vous au Québec! De mon côté, elle se poursuit jusqu’au 14 février et l’échéance la plus lointaine pour la remise d’un de mes travaux est le 1er mars. Donc, j’ai bien beau être en congé pour le temps des fêtes, je ne peux malheureusement pas passer mon temps à relaxer! En gros, il me reste une présentation orale au retour des fêtes et quatre travaux de session d’entre 10 et 15 pages chacun. Tout dépendant qui vous êtes, ces chiffres vous font soit rire, soit crier.
Moi, c’est un peu des deux. D’un côté, 10 pages c’est plus qu’un petit travail d’une semaine, mais ce n’est pas la première fois que j’en fais. Il y a bien sûr la barrière linguistique qui peut causer certains ralentissements durant la rédaction, mais je me souviens avoir rédigé des travaux aussi longs en allemand sur des sujets où la difficulté était de trouver quoi dire, non pas comment le dire! À date je ne suis certain que d’un de mes sujets, car j’en ai discuté avec mon professeur le lundi avant Noël. En gros, je devrai analyser jusqu’à quel point l’écrivain allemand Martin Opitz, dans son livre sur l’art poétique allemand (1624), emprunte à un livre semblable écrit par Pierre de Ronsard une soixantaine d’années auparavant. Bon, je vois le visage de certains changer de forme et de couleur, mais rassurez-vous! Il semble y avoir tellement d’information que je ne peux pas manquer de contenu, ça, c’est certain!
Être capable de procéder toute cette information cependant, c’est une autre histoire. J’aurai à faire, comme œuvres principales, avec un livre en vieil allemand ainsi qu’un en vieux français. Encore là, ça va. Je crois que le plus gros problème risque d’être la mise en page comme telle. Il n’y a pas vraiment de règles à n’en plus finir, mais ceux qui sont à l’université savent combien on nous bombarde de rappels du genre « le plagiat, c’est mal, vous devez faire des notes en bas de pages ». Eh bien ici on se ramasse à faire des notes à chaque deux phrases environ, même si tout le paragraphe traite d’un seul ouvrage qu’on pourrait résumer avec une note à la fin. Non, non, non! Il faut aller marquer à chaque phrase la page d’où vient cette idée. L’exemple de travail que j’ai vu n’avait pas plus de 10 pages, mais bien plus de 65 notes. En tout cas, j’ai hâte de voir comment cela va se développer!
Sur une note plus légère, j’ai finalement inauguré ma canne de sirop d’érable! Deux semaines avant Noël, un ami français a reçu la visite d’une amie du Nord de la France et la discussion a atterri sur le goût divin du sirop. L’un n’y ayant jamais goûté, l’autre en raffolant et moi voyant l’opportunité que quelqu’un amène un ouvre-boîte pour ouvrir la canne, ils sont venus faire un tour pour déguster ce sirop des plus exquis. Inutile de dire combien ils étaient satisfaits de cette spécialité québécoise! Maintenant, c’est à mon tour, lorsque j’irai dans le Nord de la France, je devrai trouver de la « frica(n)delle », plat avec une saucisse dont son contenu devra me rester inconnu jusqu’à ce que j’en aie mangé. Hmm…
Sinon, il ne me reste plus qu’à parler de Noël! Eh bien, beaucoup de gens sont retournés dans leurs familles pour le temps des fêtes, ce qui n’est pas trop compliqué et peu dispendieux en Europe, mais ceux qui sont restés ont mis la main à la pâte pour célébrer ensemble. Ça m’a permis de goûter à des spécialités notamment d’Europe de l’Est, pas mal du tout! Nous nous dirigeons tranquillement vers le Nouvel An, j’ai bien hâte de voir de quoi cela aura l’air!
Sur ce, je vous laisse retourner regarder les photos et festoyer en paix!
Meilleurs voeux, Louis
P.S. J’ai une guitare! Probablement la plus « cheap » qu’il soit, mais quand même!