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20 juin 2009 - Plus qu'un mois!
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20 juin 2009
Freiburg, Allemagne
Plus qu'un mois!
Bonjour tout le monde!
Me revoilà avec mon sac rempli de nouvelles. Dans les dernières six semaines, j’ai fait deux beaux voyages; un en Hongrie et un en France. J’ai aussi reçu beaucoup de visite du Québec! Bref, ce fut un mois bien chargé!
Commençons par la Hongrie : quittant mon cours du mardi 19 mai à pleine vitesse, je saute dans le train, ma valise jaune à la main, direction Stuttgart pour ensuite m’envoyer vers Budapest, capitale de ce pays dont je ne connaissais que très peu. Une fois arrivé à l’aéroport Ferihegy, je suis le premier à passer les portes menant à ma bonne amie Barbara qui m’attendait et qui allait devoir m’endurer un bon cinq jours. Sans plus tarder, on se lance dans les rues de Budapest pour découvrir la ville tout en se remettant à l’heure sur toutes les histoires s’étant passées depuis son départ de Freiburg en mars.
Énumérer tout ce que j’ai vu serait une fois de plus, c’est pour cela que je vais mettre plein de photos à votre disposition! Je n’ai qu’un seul commentaire : extraordinaire! Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai très vite adoré cette ville! J’ai eu la chance de voir plusieurs choses du point de vue d’un étudiant, car mes guides étaient tous encore aux études, alors j’en ai profité pour visiter entre autres les installations du département d’anatomie de l’université de médecine Semmelweis en passant incognito avec un sarrau blanc.
Nous sommes aussi allés passer une journée dans le sud du pays, à Tolna, ville natale de mon hôte et Szekszárd, la capitale de la province, tout juste à côté. Ça a fait du bien d’être éloigné du gros bruit de la ville et la région est très charmante. Cela faisait huit mois que je n’étais pas entré dans une maison et je dois dire que l’accueil a été plus que chaleureux! Et pour avoir mangé, on a mangé et la cuisine hongroise est fabuleuse si on n’est pas végétarien!
Bref, le dimanche soir est arrivé trop vite et j’ai dû repartir en direction de l’Allemagne où un petit retard de bagage m’a fait manqué un train, alors je suis rentré à la maison à 7h au lieu de 4h! Bref, une nuit un peu longue! Je dois dire que Budapest est la ville qui m’a le plus impressionné jusqu’à présent; c’est difficile d’expliquer le mélange d’ancien et de récent que l’on retrouve partout en ville, comme par exemple passer d’un métro datant de l’URSS pour sortir et prendre un tramway flambant neuf.
C’était en plus le premier pays que je visitais où je n’avais aucune connaissance valable de la langue locale, dans ce cas-ci le hongrois. Le hongrois est une langue finno-ougrienne, s’apparentant donc au finlandais et à l’estonien, ce qui n’aide personne ayant des connaissances en langues latines ou germaniques. « A magyar nyelv nagyon érdekes! » Pour rajouter un peu de confusion au tout, on passe de l’euro au Forint, la monnaie hongroise. Pour un touriste canadien, l’euro n’est pas trop difficile à comprendre puisqu’un dollar canadien ne vaut pas 200 euros. En Hongrie cependant, 200 forints sont à peu près un dollar. C’est un peu troublant de se retrouver avec des billets de 1000, 5000 ou même 10000 forints, car on perd vite la tête à calculer l’équivalent en monnaie canadienne!
À peine étais-je de retour à Freiburg, je partais cinq jours plus tard en direction de Paris pendant les vacances de la Pentecôte. Cette fois, pas de problèmes de langue! Nous étions donc trois aventuriers et une aventurière à partir ensemble à la découverte de la capitale française. Correspondance à Strasbourg, on embarque dans le fameux TGV. Première impression; euh, sommes-nous dans une cafétéria? Tables en plastique gris pâle, avec des rectangles orange ou mauve, au choix. Bref, si vous voulez un vrai train, prenez-en un allemand, un Inter City Express (ICE), ça au moins c’est beau et confo! Bon, le TGV, ce n’est quand même pas mal; son 30-50km/h de plus rapide que son homologue allemand se fait remarquer à certaines places durant le trajet, mais bon, quand on est rendu à 315km/h, c’est vite, peu importe dans quel train on est!
Arrivés à la gare Paris Est, on saute dans le métro direction la Bastille, où se trouve notre auberge. En parcourant les rues, j’ai pu observer une architecture beaucoup plus récente que celle des autres grandes villes d’Europe que j’ai pu visiter jusqu’à maintenant. Disons que la propreté n’est pas un point très fort; entre les odeurs de déchets ou d’urine et les détritus gisant en abondance dans les rues, on est laissé avec une impression de laisser-aller. Tout le monde me disait que Budapest était une ville sale, par exemple, mais je dois dire que c’est une ville extrêmement propre si on la compare avec Paris! Mais bon, si vous voulez de la vraie propreté, allez à Vienne!
Je m’éloigne du sujet un peu. Alors, Paris! Encore ici, une image vaut mille mots. Tour Eiffel, Arche de Triomphe, Père Lachaise, les catacombes, Notre-Dame de Paris, nommez-les, on est surement passé par là durant nos 5 jours dans la métropole. En gros, je dirais que Paris reste une très belle ville, mais plutôt dans ses attraits individuels. Chaque musée ou bâtiment vaut entièrement la peine d’être visité, mais dans son ensemble, il semble manquer quelque chose à la ville pour que le tout tienne ensemble. Peut-être est-ce simplement parce qu’on entend tellement parler de Paris que l’on finit par avoir de trop grandes attentes. À noter : un panorama de Paris la nuit vaut 10 panoramas de jour selon moi!
Une fois de retour à Freiburg, c’était à mon tour d’accueillir de la visite. Jusqu’à maintenant, j’ai reçu la visite de cinq Québécois et j’en attends encore deux la semaine prochaine! Bref, le mois de juin en est un de très bien rempli! D’autant plus que j’ai pu confirmer ma date de retour; la fin de mon séjour en Allemagne sera le 16 juillet et j’arriverai à Montréal en après-midi. C’est donc dire qu’il me reste moins d’un mois pour tout finaliser! Ce n’est pas le temps de bretter, comme on dit!
C’est donc pour ça que je vais aller me concentrer sur tout ce qu’il me reste à faire! Je ne sais pas si j’aurai le temps de rédiger un autre message d’ici à ce que je parte, sinon je vous donne rendez-vous au Québec!
À bientôt!
Amicalement, Louis
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03 mai 2009 - Pas de répits pour Louis!
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03 mai 2009
Freiburg, Allemagne
Pas de répits pour Louis!
Bonjour, bonjour!
Eh oui, me revoilà après près de deux mois sans nouvelles. La dernière entrée de ce blogue date du 9 mars, alors vous pouvez vous imaginer qu’il s’en est passé des choses depuis ce temps. Je vais essayer de tout raconter sans me perdre dans les détails!
À la mi-mars, j’ai reçu ma deuxième visite officielle du Québec : mes parents sont débarqués à Francfort et nous avons passé deux semaines ensemble. Nous avons tous les trois découvert Francfort puisque j’y n’étais jamais allé, et ensuite je leur ai montré ma très charmante ville et les environs. Malheureusement, je n’avais pas encore terminé la rédaction de mon dernier travail de session, alors j’ai dû les laisser voler par leurs propres ailes quelques jours, expérience qu’ils ont en fait bien aimé!
Le 31 mars était la date de remise de mon dernier travail et donc le début des vacances. Cette journée a aussi été la première journée vraiment chaude et ensoleillée du printemps, le mercure dépassant largement la barre des 20°C. Les jours de beau temps s’enchaînèrent et les célébrations se firent de plus en plus grandes alors que les gens revenaient de voyage. Hélas, beaucoup de bon(ne)s ami(e)s devaient retourner à la maison et cela pour de bon, alors la période mi-mars à mi-avril avait aussi ses moments de tristesse.
Le deuxième semestre commençait le 20 avril, alors j’avais près de trois semaines de vacances : peu de temps pour faire tout ce que j’avais en tête. J’ai donc décidé que j’irais passer les derniers jours de vacances à Vienne, capitale de l’Autriche. Je suis donc atterri en sol autrichien le 16 avril pour retrouver une amie qui allait gentiment m’héberger et me guider pour les quatre jours de mon séjour. Ursula avait fait un stage à Montréal il y a deux ans et j’étais certain qu’elle n’avait pas changé, alors je savais ce qu’il m’attendait! S’il y a quelqu’un en forme, c’est bien elle, alors quand on parle de tourisme, il faut attacher sa tuque assez serrée avec de la bonne broche et du « duct tape » en extra! C’était vraiment extraordinaire : sans perdre une seconde, on a commencé à voir tout plein de choses le jeudi soir et l’itinéraire du vendredi était très chargé. Ça me prendrait beaucoup trop de temps pour tout raconter ce que j’ai vu et vécu, mais vous pourrez trouver les photos peu après la parution de ce message!
Le samedi, nous sommes partis en direction du Wachau, une région à une heure de Vienne, avec le groupe de randonnée « Bergfieber » (fièvre de la montagne) dont mon amie fait partie. Nous avons fait l’ascension d’un mont pour ensuite nous rendre aux ruines d’un fort longeant le fleuve. Ceux qui ont peur des hauteurs s’abstenir, parce qu’eux prennent le chemin expert! Nous étions donc une vingtaine à suivre les sentiers étroits, parfois à flanc de montagne. C’était très amusant et tout le monde était de bonne humeur! Le dimanche, pas de repos pour nous! Nous sommes partis en direction d’un petit mont juste à côté de Vienne pour voir un autre côté de la ville et nous avons couru partout jusqu’à la dernière seconde. Bref, ce séjour à Vienne est tout simplement inoubliable!
De retour à Freiburg, j’ai remis les pieds à l’université pour démarrer cette deuxième et dernière session qui s’étalera jusqu’à la mi-juillet. J’ai réussi à mettre la main sur des cours tous un après l’autre, alors ça me laisse une bonne partie de la semaine de libre. Je vais donc en profiter pour continuer de voir l’Europe autant que possible.
En parlant de visiter l’Europe, j’ai déjà trouvé ma prochaine destination! Le 19 mai en après-midi, je pars en direction de la Hongrie, plus précisément vers Budapest. Je vais une fois de plus rendre visite à une amie qui devra m’endurer jusqu’au dimanche soir. Pourquoi la Hongrie? Eh bien, je connais beaucoup de gens venant de ce pays, alors je fais d’une pierre deux coups : J’évite de me faire arracher la tête pour ne pas être allé voir leur beau pays et je vais voir si c’est vrai tout ce qu’ils racontent! Cela devrait être une fois de plus un séjour rempli d’aventures, surtout que dernièrement la situation politique est un peu instable, mais n’ayez crainte, je serai entre bonnes mains!
La première semaine de juin est fériée, alors je risque fort bien d’aller faire un tour dans la belle capitale française, ohh Paris! J’ai bien hâte de pouvoir goûter au caractère parisien tant détesté des touristes – et même du reste du pays! Sinon, je crois que je vais rester à Freiburg le reste du temps et peut-être me promener un peu en Allemagne si j’ai le temps. Il ne faut pas trop que je bouge non plus, car j’attends encore de la visite! À la fin mai, une amie et ex-collègue de travail passe dans le coin, ensuite suit mon vieil ami Ray qui s’enligne pour rester un mois en Europe pour faire le touriste, et à la fin juin, c’est le tour à ma soeu-sœur chérie de venir me dire bonjour! Bref, les trois prochains mois vont être chargés!
Trois prochains mois? Eh oui, après cela, c’est fini! Je n’ai pas encore la date exacte de mon départ puisque je suis en négociation de billet, mais je devrais avoir ça sous peu. Si tout va bien, ça devrait être quelque part entre le 15 et le 31 juillet.
Vendredi dernier, c’était le début de mon 8e mois en Europe. Mon expérience de 10 mois commence lentement à tirer à sa fin. La question sur toutes les lèvres est : « As-tu hâte de revenir? » La réponse est tout aussi claire : bien sûr! Je ne suis pas parti en Europe pour fuir des choses ou des gens, contrairement à d’autres personnes ici, alors c’est certain que j’ai hâte de tout vous revoir, de pouvoir passer des soirées entre amis, conduire à nouveau, jouer avec une guitare décente, pouvoir aller au magasin même le dimanche (ici, tout est fermé), etc.
Mais, MAIS! Il faut comprendre qu’ici, Freiburg, le complexe de résidences, le bloc #24, c’est une deuxième famille pleine d’amis des quatre coins du monde qui ont vécu des moments exceptionnels tous ensemble, que ce soit sur une piste de danse, dans une salle de classe, au sommet d’une montagne, en explorant des ruines de ce qui était il y a 700 ans un château ou à l’entour d’un BBQ. Mon départ ne sera donc pas sans regret. Tout le monde ici voit la fin approcher, au ralenti, et chacun a promis d’en profiter jusqu’à la dernière seconde!
Alors que vous me demandiez demain, dans deux semaines, ou la veille de mon départ, la réponse restera la même : Oui, j’ai hâte de revenir, mais c’est pas fini tant que c’est pas fini, et j’ai l’intention de tout savourer ce qu’il reste. J’étais heureux à Montréal, je suis heureux ici et je vais être heureux de revenir au Québec. Autant j’ai laissé une partie de moi à Laval, autant j’en laisserai une ici. Mais d’ici la dernière poignée de main, la dernière accolade, d’ici à ce que la porte du train se ferme et que le contrôleur siffle pour signaler le départ du train de la gare de Freiburg, je me concentrerai sur ce qu’il me reste ici!
Bon, ce fut un message assez long, mais étant donné les circonstances, je ne pouvais faire autrement! Je vais maintenant faire un tri de photos et je vais les charger sur le site sous peu! Bon visionnement!
Amicalement, Louis
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09 mars 2009 - Le printemps arrive!
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09 mars 2009
Freiburg, Allemagne
Le printemps arrive!
Bonjour!
Beaucoup de temps est passé depuis mon dernier message! Ce n’est pas par paresse que je ne vous ai pas écrit, mais plutôt parce qu’il ne se passait pas vraiment de quoi d’extraordinaire par ici. Le retour en classes après Noël signifiait le début de la « fin de session », remplie de travaux, de lectures et d’étude. Je croyais que tout serait terminé à la mi-février; après tout, c’était la date qui marquait la fin des cours. Hélas, ici, les travaux de session, on les écrit après la fin du semestre! Alors, disons simplement que depuis le début février, je suis pas mal occupé!
Nous voilà donc dans un mois de mars bien entamé. Trois de mes quatre travaux de session sont derrière moi, il ne m’en reste plus qu’un – le plus corsé – à rédiger, soit une analyse d’un livre sur l’art poétique allemand écrit en 1624 par Martin Opitz qui semble être drôlement relié avec un texte du même titre écrit une soixantaine d’années plus tôt par un certain Guy de Ronsard. Bref, je dois montrer en quoi c’est vrai, alors si jamais vous voyez des informations là-dessus à l’endos de votre boîte de céréales, veuillez m’en aviser! J’aurai besoin de tout ce que je peux trouver!
Parfois je me demande ce que je fais à me pencher sur de telles questions. Il y a surement mille et un sujets dans d’autres branches d’études qui méritent d’être développés avec un autre but que de plaire au professeur pour ainsi recevoir une note. Moi qui aspire (-rais?) à être enseignant, je ne me vois pas demander de tels travaux de reformulation basée sur des ouvrages que l’on doit citer en abondance. Mais bon, j’aurai tout le temps pour réfléchir à tout ça une fois mon travail terminé; pour l’instant ce sont les douze pages en allemand impeccable à écrire qui ont la priorité!
Sur une note plus globale, le 1er mars a marqué le début de mon 6e mois en Allemagne! La moitié de mon séjour est déjà derrière moi. Inutile de vous décrire comment le tout a passé vite. Depuis la fin des cours, il y a beaucoup de départs d’amis par ici, un peu comme dans le temps de Noël. Mais cette fois, beaucoup d’entre eux ne reviennent pas, car ils n’étaient à Freiburg que pour un semestre. Alors, le dernier mois était rempli d’ « Au revoir » pour des gens des quatre coins de la planète. Ces moments nous font redouter – ceux qui restent pour deux semestres – la période inévitable qui suivra durant le mois de juillet. Mais pour l’instant, nous essayons de profiter du temps qu’on a et qui devrait devenir de plus en plus beau avec l’arrivée du printemps!
Il n’y a pas que des départs par ici, mais aussi des arrivées! Entre celle d’une coloc ici. Mon ancien coloc devait changer d’appartement, car il n’avait pas pu renouveler son bail à temps, alors j’habite avec Claire, étudiante française en biologie, jusqu’à la fin mars. Ensuite viendra un ou une autre coloc pour le reste de mon séjour! J’ai aussi de la visite qui s’en vient : Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, mes parents viennent faire un tour dans la superbe ville qu’est Freiburg à la mi-mars, alors n’appelez par à la maison, car ils n’y seront pas!
Je vais vous laisser avec de nouvelles photos de Staufen, une ville dans les environs de Freiburg. Je prends quand même le temps de visiter et de m’amuser un peu malgré tout ces travaux! Je vous souhaite une bonne fin d’hiver beaucoup plus enneigé qu’ici et je tâcherai de vous écrire dès que j’en aurai la possibilité!
Amicalement, Louis
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27 décembre 2008 - Le temps des fêtes
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27 décembre 2008
Freiburg, Allemagne
Le temps des fêtes
Bonjour tout le monde!
Avant de commencer mon récit des dernières semaines, laissez-moi vous souhaiter un très beau temps des fêtes ainsi qu’une excellente année 2009 qui arrive dans quelques jours. Profitez du temps que vous avez en famille et entre amis et surtout n’oubliez pas que la modération à bien meilleur goût!
Autre petit message : J’ai enfin mis de nouvelles photos! Allez voir les albums d’Heidelberg, du marché de Noël, de la première neige et de la cathédrale!
Je vais reprendre où j’avais arrêté la dernière fois. Je disais donc que je m’en allais à Heidelberg. Mon collègue de Montréal François et moi en avons profité pour passer un peu de temps avec notre autre collègue d’université, Éric, qui lui étudie à Heidelberg depuis le mois d’avril dernier. Cela faisait donc plusieurs mois déjà qu’il reste dans cette ville, alors il fut un excellent guide durant tout l’après-midi qu’on a passé là! La ville d’Heidelberg est surtout connue pour son université très réputée ainsi que pour l’équipement d’imprimerie que mon ami Mathieu pourrait sans doute vous décrire mille fois mieux que moi. Mais peu importe la raison de la visite, Heidelberg reste charmante et propose des vues à en couper le souffle. Bref, une image vaut mille mots, alors j’en ai mis 18 dans la section photo, question de vous éviter un récit digne de Notre-Dame-de-Paris! (oh non, je n’ai pas vraiment dit ça?)
Du côté de Freiburg, tout s’est bien déroulé entre temps. Les présentations orales sont passées sans inconvénient et je commence à planifier mes travaux finaux pour la fin de session. Eh non, la session n’est pas terminée pour moi, contrairement à vous au Québec! De mon côté, elle se poursuit jusqu’au 14 février et l’échéance la plus lointaine pour la remise d’un de mes travaux est le 1er mars. Donc, j’ai bien beau être en congé pour le temps des fêtes, je ne peux malheureusement pas passer mon temps à relaxer! En gros, il me reste une présentation orale au retour des fêtes et quatre travaux de session d’entre 10 et 15 pages chacun. Tout dépendant qui vous êtes, ces chiffres vous font soit rire, soit crier.
Moi, c’est un peu des deux. D’un côté, 10 pages c’est plus qu’un petit travail d’une semaine, mais ce n’est pas la première fois que j’en fais. Il y a bien sûr la barrière linguistique qui peut causer certains ralentissements durant la rédaction, mais je me souviens avoir rédigé des travaux aussi longs en allemand sur des sujets où la difficulté était de trouver quoi dire, non pas comment le dire! À date je ne suis certain que d’un de mes sujets, car j’en ai discuté avec mon professeur le lundi avant Noël. En gros, je devrai analyser jusqu’à quel point l’écrivain allemand Martin Opitz, dans son livre sur l’art poétique allemand (1624), emprunte à un livre semblable écrit par Pierre de Ronsard une soixantaine d’années auparavant. Bon, je vois le visage de certains changer de forme et de couleur, mais rassurez-vous! Il semble y avoir tellement d’information que je ne peux pas manquer de contenu, ça, c’est certain!
Être capable de procéder toute cette information cependant, c’est une autre histoire. J’aurai à faire, comme œuvres principales, avec un livre en vieil allemand ainsi qu’un en vieux français. Encore là, ça va. Je crois que le plus gros problème risque d’être la mise en page comme telle. Il n’y a pas vraiment de règles à n’en plus finir, mais ceux qui sont à l’université savent combien on nous bombarde de rappels du genre « le plagiat, c’est mal, vous devez faire des notes en bas de pages ». Eh bien ici on se ramasse à faire des notes à chaque deux phrases environ, même si tout le paragraphe traite d’un seul ouvrage qu’on pourrait résumer avec une note à la fin. Non, non, non! Il faut aller marquer à chaque phrase la page d’où vient cette idée. L’exemple de travail que j’ai vu n’avait pas plus de 10 pages, mais bien plus de 65 notes. En tout cas, j’ai hâte de voir comment cela va se développer!
Sur une note plus légère, j’ai finalement inauguré ma canne de sirop d’érable! Deux semaines avant Noël, un ami français a reçu la visite d’une amie du Nord de la France et la discussion a atterri sur le goût divin du sirop. L’un n’y ayant jamais goûté, l’autre en raffolant et moi voyant l’opportunité que quelqu’un amène un ouvre-boîte pour ouvrir la canne, ils sont venus faire un tour pour déguster ce sirop des plus exquis. Inutile de dire combien ils étaient satisfaits de cette spécialité québécoise! Maintenant, c’est à mon tour, lorsque j’irai dans le Nord de la France, je devrai trouver de la « frica(n)delle », plat avec une saucisse dont son contenu devra me rester inconnu jusqu’à ce que j’en aie mangé. Hmm…
Sinon, il ne me reste plus qu’à parler de Noël! Eh bien, beaucoup de gens sont retournés dans leurs familles pour le temps des fêtes, ce qui n’est pas trop compliqué et peu dispendieux en Europe, mais ceux qui sont restés ont mis la main à la pâte pour célébrer ensemble. Ça m’a permis de goûter à des spécialités notamment d’Europe de l’Est, pas mal du tout! Nous nous dirigeons tranquillement vers le Nouvel An, j’ai bien hâte de voir de quoi cela aura l’air!
Sur ce, je vous laisse retourner regarder les photos et festoyer en paix!
Meilleurs voeux, Louis
P.S. J’ai une guitare! Probablement la plus « cheap » qu’il soit, mais quand même!
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05 décembre 2008 - Décembre, déjà?
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05 décembre 2008
Freiburg, Allemagne
Décembre, déjà?
Bien le bonjour! Eh oui, je suis toujours en vie! Je sais que les nouvelles se font plus rares de ces temps-ci, mais je n’avais pas beaucoup à raconter en ce qui concerne le mois de novembre. Nous voilà déjà en décembre, quoique le paysage n’a pas vraiment changé; la température reste toujours la même, une alternance de soleil, nuage, pluie, parfois il fait près de 0°C, parfois ça monte juste qu’à 10°C. Bref, j’ai l’impression que le climat est « sur le hold » et à en croire ce que tout le monde dit, il risque de rester comme ça au moins jusqu’en février.
N’allez cependant pas croire que je me laisse abattre par la température, bien au contraire! Certes, j’aimerais bien un peu plus de neige, un petit 10-20cm pour voir la face que feraient les Allemands par ici, mais pour l’instant je compose avec la pluie. Quand on y pense, de la pluie, ce n’est que de la neige chaude, une fois qu’on réalise ça, l’imagination fait le reste! Bon ok, j’ai encore un peu de difficulté à faire des bonhommes de pluie ou encore lancer des boules d’eau, mais côté ski nautique je fais des progrès!
Bon, assez plaisanté! J’ai quand même fais quelques petites choses ici et là qui méritent d’être mentionnées! Avec l’arrivée du mois de décembre sont arrivés les marchés de Noël dans les villes d’Allemagne (et d’autres pays, mais bon je ne les énumérerai pas tous!). Le nom « marché de Noël » résume assez bien ce que c’est, mais que pouvons-nous trouver dans un tel marché? Il y a entre autres des artisans qui viennent vendre leurs créations, autant des décorations que des chandelles, en passant par des sculptures, des bijoux et des bidules en argent. On y trouve aussi des manèges pour enfants, dessinateurs pour ceux qui veulent un portrait d’eux-mêmes et tout plein de lumières et de branches de sapins. Mais ce qui est encore mieux, ce sont les nombreux petits kiosques de nourriture! Eh oui, que serait l’Allemagne sans sa bonne bouffe!?
Après deux visites, je n’ai toujours pas pu essayer toutes les spécialités, mais laissez-moi vous dire que tout ce déguste très bien! Deux de ces mets sont dignes de mention jusqu’à date, doit un dont je ne me souviens malheureusement plus de son nom, mais ça ressemble à une très longue nouille, mais qui n’est pas une nouille puisque c’est un peu comme du gâteau. Bref, c’est très difficile à décrire et je n’ai malheureusement pas encore de photos de toutes ses choses, mais bon, ça fait une grosse boule recouverte de sucre à glacer. L’autre met, je me souviens de son nom, car j’en ai mangé hier! C’est des Flammkuchen (ou Flammenkuchen, ne me demandez pas de trancher là-dessus!). On pourrait comparer cela avec une pizza à croûte extrêmement mince avec des ingrédients dont, je dois l’avouer, je ne me souviens plus. Mais l’important : C’est très bon! Et ça m’a sauvé un souper, quand même!
Assez parlé de bouffe, passons maintenant à ce qui est vraiment un « must » dans un vrai marché de Noël : Le Glühwein. Ceux qui ont suivi des cours d’allemand sauront ce que c’est, ou du moins se diront « Ah, mais c’est du vin (Wein) qui brille (glühen)! » Pas entièrement faux, mais puisqu’une Glühbirne n’est pas vraiment une poire (Birne) qui brille, mais bien une ampoule (Ils l’ont l’affaire avec leur vocabulaire, les Allemands!), je vous dirai que le Glühwein ne brille pas. Il faut tout de fois faire aussi attention que lorsqu’on dévisse une ampoule que l’on vient tout juste d’éteindre, car du Glühwein, c’est chaud! Et par chaud, j’entends chaud comme du café frais fait. Du Glühwein, c’est du vin chaud épicé, typique à la période de Noël (ou l’hiver en général, dépendant des mentalités) par ici. Bien sûr, moi j’ai la manie de m’en mettre un peu partout tellement il y a du monde et je finis avec les mains toutes collantes, mais ça en vaut vraiment la peine! Mais attention, n’allez pas boire du Glühwein banalement chez vous bien au chaud! Oh non, oh non, oh non! Ce breuvage est destiné à la consommation extérieure par temps froid, préférablement entre amis et avec de la neige si possible. Si vous voulez en faire de votre côté, c’est très simple, cherchez simplement « recette vin chaud » sur Google, vous allez trouver ça assez vite. En gros c’est du vin chaud (mais pas bouillant) avec du clou de girofle, de la cannelle et des fruits au choix.
Bon, assez parlé de cuisine! La semaine prochaine, je m’en vais à Heidelberg, une ville très chouette pas trop loin d’ici, pour un de mes cours. Il y a une conférence sur l’auteur Franz Kafka, et comme notre cours porte totalement sur lui, c’est donc pertinent de faire une visite de groupe là-bas! On va en profiter pour visiter la ville et tout, tant qu’à y être! Et si on a un peu de chance, on va peut-être pouvoir voir Mr. Eric, collègue à l’Université de Montréal qui étudie présentement à Heidelberg!
Bon , je vais vous laisser là-dessus, question de me garder un peu de contenu pour le prochain message qui, j’espère, viendra plus tôt que dans un mois!
Amicalement, Louis
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06 novembre 2008 - Et un mois!
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06 novembre 2008
Freiburg, Allemagne
Et un mois!
Bonjour, bonjour!

Je sais, ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles! Mais là, ça y est, je m’installe et je vous mets au courant des dernières nouvelles. Avant de passer aux choses sérieuses, vous pouvez aller voir les photos du Lac de Constance dont je vous parlais dans le dernier message. Ce sont ces photos qui orneront le début des paragraphes dans ce message!

Cela fait quelques jours que le 1er novembre est passé, marquant par le fait même mon premier mois en Allemagne. Bilan? Positif! Bon, vous le savez aussi bien que moi, les premières semaines ont été un peu pénibles avec toute la bureaucratie, les problèmes et les délais, mais une fois qu’on est installé, la routine embarque et le temps passe vite! Certains me demandent si je trouve le temps long; pas du tout. Je n’ai même pas le temps de trouver que les cours sont longs puisqu’ils ne durent en moyenne 1h45! Mon oreille s’améliore de semaine en semaine et ça devrait plus facile de suivre les longs discours des professeurs (surtout dans mon cours magistral). La seule chose que je redoute un peu, ce sont les présentations orales, mais encore là, je suis loin de la panique. J’en ai trois à faire, dont deux au début décembre et une en revenant des vacances de Noël. Deux d’entre elles sont des présentations des plus classiques; devant la classe pendant X minutes à expliquer un sujet. La troisième, et ma première de la session, cependant, est plutôt du genre animation de discussion à propos d’un texte scientifique pendant un cours complet. Mais comme je dis, pas de panique, quoi que je serai très content une fois tout cela derrière moi!

J’aimerais aussi souligner qu’ici, contrairement à une certaine province du Canada où l’on parle français, nous n’avons pas encore de neige! À en croire les arbres, on se croirait encore au début octobre. Côté température, nous avons eu quelques jours « froids », dans les alentours des 3 à 5°C, mais sinon ça se maintient dans les 8 à 14°C. Il y a cependant beaucoup plus de pluie de ces temps-ci et je crois que ça va aller en empirant; un vrai hiver européen, quoi! Je sais que certains d’entre vous n’aiment pas la neige, alors n’hésitez pas à m’en envoyer par la poste, moi j’aime bien ça et j’aimerais bien confectionner un banc de neige juste à la sortie de la bâtisse ici, question de pouvoir faires des bonhommes de neige!

J’allais oublier de vous parler de la première visite officielle que j’ai eue la semaine dernière! Il s’agissait d’Éléonore, ma première élève, si on peut dire cela comme ça. Je l’avais aidé durant ses cours d’allemand au printemps et la voilà maintenant qui s’en vient rester en Allemagne pour un an et elle en a profité pour arrêter dire bonjour! Je me réjouis toujours d’avoir de la visite et nous avons eu bien du plaisir! En plus, grâce à son flair sans égal, j’ai pu me trouver un grille-pain (enfin!!), de la sauce soya (camouflée sous un autre nom) et même la fameuse sauce des couronnes de crevettes (appelée « Schichak » ici, comment savoir que c’est bien la bonne vieille sauce rouge!?). Bref, je suis bien content qu’elle soit passée par ici! Qui sera le prochain visiteur? Je vous lance la balle!
En terminant, j’ai reçu, après un mois d’attente, le fameux paquet que mes parents m’ont envoyé. Il contenait ce que j’avais dû laisser de côté à l’aéroport à cause du poids de ma valise. Bref, j’ai maintenant ma robe de chambre, un peu plus de linge, mais surtout, surtout mon beurre d’arachide et mon sirop d’érable! Combiné avec le grille-pain tout récemment acquis, c’est un vrai régal le matin!
Sur ce, bonne fin de semaine à tous et à toutes, au plaisir de se reparler!
Amicalement, Louis
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22 octobre 2008 - L'école commence!
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22 octobre 2008
Freiburg, Allemagne
L'école commence!
Bonjour tout le monde!
Cela fait près d’une semaine que je vous ai donné signe de vie sur ce blog! Désolé pour le délai, mais j’ai eu beaucoup à faire avec le début des classes et l’arrivée d’internet dans ma chambre. Eh oui, je suis maintenant connecté! Le tout a été activé comme prévu jeudi dernier et j’ai passé beaucoup de temps à donner des nouvelles à ceux et celles qui étaient en ligne à ce moment. J’avais également plusieurs choses à vérifier concernant mes cours, car je n’ai pas pu suivre tous les cours que j’avais sélectionnés. J’ai donc dû retrouver d’autres équivalences, bref concevoir un autre horaire en très peu de temps. J’ai quand même pris le temps de mettre quelques photos sur le site, alors ceux qui ne les ont pas encore vus, dirigez-vous dans la section « Photos » après avoir lu ce message!
J’ai donc entamé la fin de semaine sans savoir si mon choix de cours allait être adéquat pour concorder avec mes études au Canada. J’ai quand même su mettre tout cela de côté le temps de m’amuser un peu avant le début des classes. Dimanche, nous étions cinquante à partir tôt le matin pour nous rendre à la « Bodensee », le Lac de Constance qui se trouve à deux heures d’ici. Ce fut une très belle journée de visite et dame Nature était de notre côté. Nous avons visité Konstanz et Meersburg, deux villes de chaque côté du lac. Nous avons même visité la tour de Monsieur Dagobert (probablement celui qui mettait ses culottes à l’envers), sa demeure étant restée intacte. Ce qui m’amène à un flash historique. La plupart des villes de la région, notamment Freiburg, « ma » ville, ont été complètement ravagées par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, le Lac de Constance se trouve à la frontière de l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche et les habitants des villes le bordant ont usé de ruse pour éviter de subir le même sort. Pendant que les autres s’assuraient d’éteindre toutes lumières pour espérer ne pas se faire remarquer par les avions durant la nuit, ils ont plutôt décidé de laisser les lumières allumées. En faisant ainsi, ils ont pu éviter les bombardements, car c’était trop risqué de prendre une chance et de bombarder la Suisse, pays neutre, en passant par là, puisqu’elle se trouve tout juste à côté. Les bâtiments n’ont donc pas été touchés et il est possible d’en visiter de très vieux qui étaient là bien avant la découverte de l’Amérique! Je vais vous mettre des photos de tout cela bientôt sur le site, ne vous inquiétez pas!
Toute bonne chose ayant une fin, j’ai mis les vacances de côté jusqu’au mois de février pour me tourner vers la raison principale de mon séjour à Freiburg : les études. J’ai assisté à trois de mes quatre cours jusqu’à date et ça promet! Ils ont tous un programme très intéressant et je m’attendais à quelque chose de plus éprouvant étant donné la barrière linguistique. En plus, les cours ici durent presque toujours 1h30 ou 2 heures comparativement à 3 heures à l’Université de Montréal, alors au moment où ce serait normalement le temps de la pause, eh bien le cours est fini! Voici donc mon horaire plus en détail. Mon premier cours est le lundi de 8h30 à 10h00, alors il ne faut pas que je me couche trop tard, question d’être en forme! Nous allons lire et travailler des textes d’auteurs qui étaient installés à Vienne en Autriche au début du XXe siècle. Ensuite, j’ai un beau grand trou dans mon horaire jusqu’à mon prochain cours de 16h à 18h, un cours magistral sur la littérature allemande d’environ 1500 jusqu’à 1700. Tout aussi intéressant, mais à date c’est le plus dur à suivre, car on est plus de 200 étudiants dans un amphithéâtre et le sujet est assez dense et complexe. Mon troisième cours est le mardi après-midi, de 14h à 16h et nous allons discuter du rôle de la technologie dans la littérature et vice-versa. Techniquement parlant, ce devrait être le cours le plus difficile à réussir, mais je crois mes connaissances informatiques vont au contraire pouvoir m’aider à amener des bons points! Mon quatrième cours est le vendredi de 8h30 à 10h et nous allons travailler des textes de Kafka, mais je ne peux vous en dire plus, car je n’ai pas encore assisté au premier cours.
Comme certain de vous l’auront donc déduit, j’ai congé le mercredi et le jeudi. En fait, j’ai un tutorat de 90 minutes le jeudi soir jusqu’à Noël. Ils vont nous aider à nous adapter à la façon allemande de travailler et de présenter nos travaux. Mais sinon, je n’ai pas de cours à proprement parler. Je ne suis pas en peine, je vais avoir assez à préparer pour mes cours que ces congés seront les bienvenus! Et cette semaine, ce temps sera consacré à ma première visite québécoise officielle : Éléonore! Bon, la plupart d’entre vous ne la connaissent pas, alors pour faire une histoire courte, je l’ai aidé ce printemps alors qu’elle étudiant l’allemand à mon ancien CEGEP et elle passe dans le coin avant de se rendre à Berlin, alors je vais l’héberger ce soir et demain! Oui oui, je sais, ma chambre n’est pas très grande, mais j’ai quand même réussi à rentrer un matelas supplémentaire fourni par l’association des étudiants des résidences. Bref, si vous pouvez vous payer un seul trio double bigmac chez McDonalds, vous pouvez rester plusieurs jours chez Louis sans problème! C’est vraiment bien qu’ils mettent un tel service disponible pour pratiquement rien!
En terminant, je reviens brièvement à mon histoire d’internet. Je l’ai donc eu le jeudi et tout allait bien jusqu’à dimanche soir lorsque j’ai banalement éteint le modem pour le rallumer quelques secondes plus tard. (Pour ceux qui veulent VRAIMENT savoir pourquoi j’ai fait ça, c’était pour voir quel genre d’adresse IP j’avais. Bon, j’en ai perdu quelques-uns? Eh!) Comme vous pouvez vous l’imaginer, cela ne s’est pas passé comme je le prévoyais, sinon je ne vous raconterais pas tout cela! Bref, le modem ne repartait pas. Déjà que je ne faisais pas confiance à ce type de connexion comme un fan des Nordiques (ici la haute vitesse par téléphone) ne fait pas confiance à un fan des Canadiens (ici la haute vitesse par câble), je n’étais pas très content, en plus que ce bidule résistait à toute ma batterie de tests. Il ne voulait rien savoir le lendemain, alors j’ai contacté le super service téléphonique pour me faire dire que quelqu’un allait vérifier ma ligne et allait m’appeler sous peu. Bon, après trois heures, il fallait que j’aille à mon cours du lundi après-midi, alors j’ai arrêté d’espérer recevoir un appel. Lorsque je suis revenu de mon cours, tout fonctionnait de nouveau. Je me suis donc dit que c’était Monsieur le Technicien qui avait arrangé ça de son côté! Tout allait bien jusqu’à ce matin où je refais face au même problème. Bon, cette fois-ci, le technicien m’appelle en dedans de 5 minutes et moins de 10 minutes plus tard, je suis déjà rendu au bureau de la compagnie pour demander mon nouveau modem, flambant neuf cette fois-ci. Bon, après quelques vas-et-viens (il manquait bien sûr des pièces dans la boîte…), j’ai pu tout remettre sur pied et tout à l’air de fonctionner, mais si vous me voyez disparaître subitement alors que je vous parle, vous saurez pourquoi! Bref, tout cela pour dire que je pense que le tout est un coup monté pour nous faire pratiquer notre allemand par téléphone! Eh bien, ça marche!
Bon, assez de spéculation, je vais vous laisser retourner à vos occupations! À bientôt!
Amicalement, Louis
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15 octobre 2008 - La dernière semaine
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15 octobre 2008
Freiburg, Allemagne
La dernière semaine
Bien le bonjour!
Merci de m’avoir envoyé tant de photos d’automne! Je vois que l’automne avance rapidement de votre côté. Les couleurs sont sans aucun doute plus variées qu’ici, mais je n’abandonne pas l’espoir de voir un peu plus de changement dans les prochaines semaines. J’ai entamé ma dernière semaine de « congé » avant le début des classes et j’ai bien hâte de voir ce que les professeurs allemands vont attendre de leurs étudiants. On dit que ce n’est pas bien différent que nos cours à Montréal, alors j’espère bien que c’est vrai! J’ai choisi mes cours et je devrais avoir une confirmation de l’UdeM au moment où je poste ce message, sinon il se peut qu’il y ait quelques problèmes dans le futur. Mais bon, je crois avoir vu pire déjà!. Autres dates importantes? Eh bien, je devrais enfin avoir internet jeudi dans l’avant-midi. J’ai enfin reçu mon message de confirmation et je vais aller chercher le modem et tout le tralala cet après-midi, juste avant mon inscription. Ma ligne téléphonique sera activée officiellement jeudi, j’espère donc qu’il n’y aura pas de retard! Peut-être aurais-je même un peu de chance et l’internet fonctionnera ce soir? Je ne crois pas vraiment, mais je peux bien rêver!
Il y a aussi dimanche qui sera important. Je pars avec tout plein d’étudiants vers la « Bodensee », je crois que c’est le « Lac de Constance » en français, mais cela reste à vérifier. C’est le deuxième plus grand lac d’Europe et ce n’est vraiment pas loin d’ici. En plus, tout est organisé par le « Studentenwerk », une sorte de méga association pour les étudiants (et non une association étudiante). Bref, nous sommes plusieurs à prendre part à cette visite et je devrais pouvoir vous ramener de très belles photos et de grands récits de nos périples!
Hier, j'ai assisté à une soirée très multiculturelle, c’est le moins qu’on puisse dire! En fait, la soirée était une soirée comme on en a l’habitude; un verre entre amis. Cependant, je n’avais jamais encore été dans une telle situation où l’Australie, l’Irlande, la France, l’Allemagne, l’Angleterre, le Canada, la Finlande et la Bulgarie étaient représentés à l’entour de la même table! Disons que cela a mené à de très bonnes discussions. Côté langue, c’était assez impressionnant de voir comment ça pouvait passer de l’allemand au français et à l’anglais et c’est un peu spécial de penser qu’autant l’anglais est la langue « universelle », si on veut, dans de telles situations, pour nous c’était l’allemand. J’ai bien hâte de voir quand nous allons réussir à réunir encore plus de nationalités!
Oh, et oui, j’ai fait l’acquisition d’un « Handy » au début de la semaine. Drôle de mot n’est-ce pas? Cela ressemble à un anglicisme, c’est prononcé à l’anglaise, mais pourtant, cela ne veut pas dire « utile » comme en anglais. Bon, assez d’analyse de mot là, en gros, c’est un cellulaire. Pas bien compliqué, hein? Eh oui, après mûre réflexion, je m’en suis procuré un à la carte. Le phénomène cellulaire est très gros en Allemagne et ça ne prend pas de temps pour réaliser que si on veut vivre un peu en dehors de l’école, eh bien LE moyen de communication, beaucoup plus qu’au Québec. Alors si vous pensez que vous utilisez beaucoup votre cellulaire (je pense tout spécialement à Nic ici), dites-vous que vous êtes dans la moyenne en Allemagne! Comme mes collègues François et Éric m’ont dit à plusieurs reprises : « Ohne Handy bist du kein Mensch. » qu’on pourrait traduire par « Sans cellulaire, tu n’existes pas. », c’est la règle en Allemagne!
Je vais garder ce message « short and sweet », mais j’espère pouvoir vous écrire jeudi en direct de ma chambre (je me croise les doigts bien fort!). Je pourrai vous informer plus en profondeur sur mes cours, car ils auront été approuvés et je serai inscrit.
D’ici là, passez une excellente semaine!
Amicalement, Louis
P.S. Mes cours ont été acceptés au Canada, reste à m'inscrire!
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08 octobre 2008 - Et ça continue!
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08 octobre 2008
Freiburg, Allemagne
Et ça continue!
Salutation à tout le monde! J’espère que ça va bien de l’autre côté de l’océan. Ici, les racines commencent à prendre et les jours sont plus chargés que lors de la fin de semaine passée. Les bureaux ont été fermés pendant trois jours, mais maintenant qu’ils sont ouverts, les choses vont bon train. Lundi, je me suis rendu aux autorités locales pour leur signaler que j’habitais maintenant dans la ville. Aujourd’hui, c’était le tour au permis de résidence et au compte de banque. Sérieusement, la bureaucratie allemande est beaucoup moins pénible que je ne me l’imaginais. Bon, les heures d’ouverture sont ridicules, mais le service y est impeccable, du moins en ce qui concerne les fonctionnaires qui m’ont servi! Rapide, efficace et avec un sourire! Lundi, il y avait un peu plus de cent personnes avant moi et mon super numéro 498. Je m’attendais à un bon 90 minutes d’attente dans le meilleur des cas, mais après 45 minutes, c’était déjà à mon tour! Et aujourd’hui, à peine 15 minutes pour avoir un permis de résidence, et 5-6 d’entre elles ont été passées à jaser avec le monsieur à propos d’une ancienne base militaire canadienne dans les environs où il travaillait jadis comme chauffeur de taxi et qu’il trouvait les Canadiens de cette base vraiment charmants.
Bref, tant que le formulaire est rempli et que tu as les papiers qu’il faut, tout va super vite. Oh, et avoir su… La liste qu’on nous a fourmi avec toutes les étapes à suivre pour que tout aille bien dans nos démarches, eh bien elle était un peu trop complète, et en fin de compte il ne fallait même pas la moitié des papiers qu’ils énuméraient. Donc, si j’avais su à temps, j’aurais pu avoir mon compte de banque le même jour où je suis arrivé (la caisse ici ne demandait que le passeport…) et j’aurais peut-être eu une chance d’avoir le téléphone et l’internet avant la fin de semaine… Mais bon, ce n’est pas grave, je suis encore vivant!
En parlant d’internet, si tout va bien, je pourrai aller porter mon formulaire mercredi après-midi ou au plus tard jeudi matin. Je ne sais pas combien de temps cela va prendre après ce moment, mais je vais me croiser les doigts pour que le tout soit prêt pour la fin de semaine. Maintenant que j’ai un compte en banque, j’ai tout ce qu’il faut pour m’enregistrer. J’ai choisi la « Sparkasse », l’équivalent de Desjardins si je peux me le permettre. Ils offrent un très bon service et on en trouve pas mal partout, alors c’était selon moi l’idéal pour éviter les frais de retrait à tout bout de champ lorsque je suis obligé d’aller dans une autre banque. Oh, et elle est aussi à deux minutes de marche de chez moi! Il ne me reste plus qu’à faire monter le solde du compte un peu, eh!
Bien que les procédures s’enchaînent rapidement, c’est encore loin d’être fini! Je suis à la veille de pouvoir enfin être enregistré à l’université. Ensuite, à peine un peu plus d’une semaine avant les cours, il faut que je me trouve les cours qui correspondent à mon cheminement. Heureusement, il y a des coordonnateurs à qui on est censé pouvoir demander un coup de main, alors ça ne devrait pas trop être compliqué. N’empêche que c’est un stress que j’ai hâte de mettre de côté, en plus qu’il faut que je fasse approuver mon choix à l’UdeM avant de pouvoir mettre le dernier clou dans le cercueil.
Mais bon, assez parlé de la bureaucratie et de la paperasse. Côté vie quotidienne, tout rentre progressivement dans l’ordre. La ville est petite alors je m’y retrouve très facilement et même si on a quand même rapidement fait le tour, c’est toujours agréable de repasser à différents endroits; on en découvre toujours plus alors qu’on croyait avoir tout vu. La communication se fait de mieux en mieux; mon allemand se dérouille tranquillement et je n’ai pas encore eu affaire à un dialecte ou un accent douteux (à part dans un « Döner Kebap Shop », mais c’est normal). Les présentations d’accueil ont commencé lundi et l’allemand universitaire est vraiment l’allemand standard que l’on apprend en classe, alors pas trop de peur de ce côté. Tout se joue côté rapidité; c’est encore un peu épuisant de suivre quelqu’un qui parle très vite, sans arrêt. Je ne perds pas le fil, mais ça prend un certain effort. Tout devrait rentrer dans l’ordre bientôt. En plus, je me surprends à penser en allemand parfois, j’imagine que c’est bon signe, eh! On dit cependant que le vrai pas décisif dans l’apprentissage d’une langue, c’est d’arriver au point où on fait un rêve dans la langue ciblée. À partir de ce moment, je ne sais plus trop ce qu’il se passe, mais je me souviens que c’est important! Alors peut-être que d’ici la fin juillet cela va m’arriver!
Je suis aussi allé rendre visite à ce cher IKEA et j’en suis ressorti avec quelques bons achats qui égayent ma chambre un peu, notamment deux petites plantes qui trônent de chaque côté de mon ordinateur et d’un couvre-lit que les fins observateurs pourront identifier sans problème! ;-) (photos sous peu) Côté bouffe, je devrais pouvoir commencer à expérimenter bientôt; jusqu’à maintenant, l’utilisation des ronds de poêle faisait immédiatement sauter le « breaker »… Pas très pratique! Je vais faire quelques tests pour voir si M. le Concierge est bel et bien passé pour regarder ça. L’appétit est revenu graduellement durant les derniers jours et j’ai réalisé que j’en ai grand à remplir! Ha Ha! N’ayez crainte, ce n’est pas la bouffe qui manque par ici, croyez-moi!
Plusieurs personnes m’ont demandé à quoi ressemble l’automne ici. Eh bien, la température a grimpé un peu ces derniers jours, alors plus besoin de manteaux pour l’instant. Côté couleur, c’est certain que les arbres ne rivalisent pas avec ce que l’on peut voir au Québec, c’est certain! Oh, si jamais vous allez voir les couleurs et que vous prenez des photos, envoyez-moi en quelques-unes, s’il vous plaît! Ici, c’est encore vert et jaune et les feuilles commencent à tomber plus sérieusement. J’étais surpris de voir autant de feuilles vertes au sol; je dirais que, par endroits, près du quart n’ont pas eu le temps de changer de couleur. Sinon, je n’ai pas remarqué de migration d’oiseaux, sûrement parce que je ne sais pas trop quelles espèces passeraient par ici et où elles se dirigeraient, mais bref, pas de fameux vol d’outardes en vue! Heureusement, j’en ai entendu avant mon départ, eh!
Je sais que je n’ai pas encore répondu à tous les courriels, mais je ne vous oublie pas! C’est juste qu’au café internet, ce n’est pas une très bonne place pour s’installer et répondre à toutes les questions. Dès que j’ai internet dans ma chambre, je vais m’installer et je vais vous répondre individuellement! Ça ne devrait pas trop tarder!
J’aimerais aussi spécifier que certaines personnes ne me donnent aucun signe de vie. Oui, toi, toi et toi derrière! C’est de vous que je parle! ;-) Ça va barder si jamais je vous croise sur MSN, croyez-moi! Ha Ha!
Bon, trêve de plaisanterie, je vais clore le tout ici en vous souhaitant un bon restant de semaine!
À bientôt!
Amicalement, Louis
P.S. Je suis déjà passé par le bureau d´assurances et une fois de plus le service était impeccable, eh! Maintenant c´est direction Immatrikulieren à l´Université!
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05 octobre 2008 - Faire comme chez soi
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05 octobre 2008
Freiburg, Allemagne
Faire comme chez soi
C’est encore moi! Je viens de célébrer le jour de la réunification de l’Allemagne. En fait, vous célébrez surement la fête du Canada plus intensément qu’eux ont fêté aujourd’hui. J’ai été en ville pas mal toute la journée et je n’ai vu aucune célébration, spectacle ou quoi que ce soit à part quelques chants d’une troupe de joyeux lurons qui avaient surement abusé de l’eau de vie. La seule différence que j’ai pu remarquer avec mes deux journées précédentes, c’est que les tramways passaient moins régulièrement et que 90% des commerces étaient fermés. Au moins, cela a donné l’occasion à plusieurs parents d’aller jouer avec leurs enfants dans les parcs. Il paraît que ce manque d’enthousiasme serait causé par l’opinion politique de la majorité de la population de la région. Je ne suis pas trop certain de cela, mais comme je n’ai ni télévision ni internet pour voir ce qu’il s’est passé partout ailleurs au pays, je ne pourrais vous dire si cela est vrai ou faux.
Moi, ce jour férié m’a donné l’occasion de mieux connaître mon coloc! Eh oui, il est arrivé la veille vers 23h! C’est un roumain nommé Stanislav et il vient étudier le français et l’allemand à Freiburg. Eh non, ce n’était pas lui qui avait amené tout le stock, alors c’est quelqu’un qui a tout laissé derrière lorsqu’il est parti! Nous sommes donc en train de voir ce qu’il manque et nous allons acheter cela sous peu. Ce qui complique un peu les choses, c’est qu’il reste pour un semestre seulement, mais j’ai vu pire comme problème! Je sens que l’on va bien s’entendre!
On s’est donc promené dans la ville durant l’après-midi. J’y serais allé plutôt si j’avais été réveillé, mais comme le décalage horaire semble enfin faire un peu effet, j’ai dormi « un peu » plus que je ne le pensais. Comme j’ai dit, il n’y avait pas grand-chose d’ouvert, alors nous sommes retournés à la maison plus tôt et j’en ai profité pour montrer le « Seepark », en français le « Parc du lac ». C’est un parc qui se trouve à littéralement une minute des résidences (les résidences s’appellent « Studentensiedlung im Seepark » donc « Résidences du parc du lac », rien de plus clair!) et comme le nom le dit, il y a un lac. Je le trouve tout simplement génial; il y a une piste cyclable et piétonnière qui fait le tour, tout plein de bancs, une cantine avec un petit théâtre extérieur, tout plein d’oiseaux, des étendues vertes idéales pour les pique-niques, des tours d’observation, location d’embarcation, le tout dans un décor enchanteur. J’y étais déjà allé la veille, mais cette fois-ci j’ai pu voir tous les recoins. Le concept me fait penser un peu au parc que j’ai vu à Mascouche, mais je crois que celui-ci est un peu mieux, sans vouloir offenser personne, eh eh! En tout cas, jugez-en par vous-même en regardant l’album « Freiburg – Seepark » dans la section photo! (Il ne sera peut-être pas encore là cependant… Il faut que j’aie le temps de le charger.)
Je ne sais pas trop comment est la température à Montréal, mais ici, c’est moins chaud que je ne le pensais! Ça n’a pas pris de temps avant de sortir la veste de cuir, disons! Techniquement, la température n’est pas si mal, par exemple il faisait 12°C aujourd’hui. Cependant, il y a beaucoup d’humidité ainsi qu’un sacré vent fort qui ne semble jamais se calmer! On se sent alors comme en décembre au Québec. Heureusement, je crois que la température commencera à stagner en hiver, alors on ne devrait pas éprouver des grands froids comme vous allez les avoir!
Cette température m’amène à porter ma tuque quelquefois et j’ai été surpris d’entendre des commentaires à mon passage. À deux ou trois reprises, j’ai entendu des choses du genre « Pourquoi il porte une tuque? » ou « Il n’a pas l’air très allemand, lui. » Tous ces commentaires sont venus d’adolescents masculins et tous ceux que j’ai vus à ce jour ont une attitude assez déplaisante, alors ça ne m’étonnait pas, eh! Peu importe, je privilégie le confort, même si ce froid s’endure quand même, ce n’est pas le temps de courir après la grippe!
Qui dit s’installer en appartement dit remplir le réfrigérateur et donc chercher les bons produits sans succomber à la tentation des cochonneries! Bon, le réfrigérateur est petit et le congélateur est moins spacieux qu’un coffre à gant d’automobile, le tout pour deux personnes, alors on va essayer de ne pas trop accumuler de choses inutiles. Mon coloc dit qu’il risque de manger la plupart du temps à la cantine de l’école. Je dois dire que les prix sont vraiment bas si on s’abonne (environ 4,00$CAN pour un repas complet), mais si vous voulez mon avis, et plusieurs seront surement du même que moi, cuisiner soi-même revient encore moins cher. Par exemple, une boîte de céréale format familial (750g) style Muslix ou Corn Flakes coûte environ 3,40$CAN, un pain tranché pour sandwich 1,70$, du jus style Oasis format 1.5L revient à près de 1,85$, un litre de lait à 95¢, un paquet de spaghetti 1,50$ et la sauce 1,25$, un paquet de viande froide 1,00$ et j’en passe. J’aimerais bien pouvoir comparer les prix avec ceux du Canada, et je vais surement jeter un coup d’œil sur les sites des supermarchés canadiens une fois que j’aurai l’internet à volonté! D’ici là je suis pas mal certain que mon père, expert en épicerie, pourra commenter cette liste de prix non exhaustive. Le prix des cochonneries n’est pas très haut non plus, mais j’ai résisté jusqu’à maintenant! Bon, c’est sûr qu’il y a la question de préparer les mets et d’avoir les idées, mais je crois que la satisfaction qui en ressort après en vaut pleinement le coup! Oh, et pour ceux qui se demande comment j’ai fait la conversion des prix ci-dessus, je me suis basé sur un taux de change de 0.64, mais jusqu’aux dernières nouvelles, le dollar est encore en train de gagner quelques cent, alors les items sont encore un peu moins cher que ce que j’ai écrit!
Une autre chose de particulier est l’affichage des prix et des produits. Les prix affichés contiennent les taxes (7% pour la plupart, mais certains articles ont aussi une taxe supplémentaire de 19% et je ne sais pas encore quels types d’articles cela touche). Donc, avec un peu de calcul mental, on peut facilement savoir combien cela va coûter à la caisse. Ils ont quand même la manie de mettre des 99¢ au lieu de 1$ tout comme nous. L’affichage sur les produits est assez inconstant; parfois tout est en anglais ou en allemand, parfois les deux, d’autres produits, comme mon jus de pomme, a un nom français « Jus du monde », mais l’emballage est en anglais. Il y a quand même une prédominance de l’allemand sur les emballages, mais ils ne semblent pas avoir une « loi 101 » à respecter. Puisque je n’ai pas encore appris tout le vocabulaire possible, c’est parfois un peu dur de faire un choix de produit quand on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit vraiment, eh! D’un autre côté, c’est une bonne raison pour essayer de nouvelles choses!
On est maintenant déjà samedi soir (la rédaction s’étend sur plusieurs jours) et demain c’est le jour du Seigneur. Comme ce fut déjà le cas au Québec, tout est fermé le dimanche. Dommage, moi qui voulais justement en profiter pour aller chez IKEA! J’imagine que je vais plutôt opter pour le ménage avant de commencer la semaine d’intégration. Peut-être qu’en fin d’après-midi j’essaierai de marcher le trajet de chez moi jusqu’au café internet pour poster ce message. Un coup d’œil rapide sur la carte m’indique qu’il se situe à environ 2km d’ici, cela ne devrait pas être trop difficile!
Cette semaine devrait être un peu plus remplie, du moins je l’espère! Merci pour les encouragements, conseils et commentaires, c’est toujours apprécié! Quelques points qui reviennent souvent : Les posters. Malheureusement, il nous est interdit d’accrocher posters ou autre chose sur les murs. Il y a cependant déjà une vis à la tête de mon lit qui a été peinturée, alors j’imagine que je pourrais suspendre quelque chose là, reste à trouver quoi exactement qui ne risque pas de me tomber sur la tête pendant que je dors! Aussi, plusieurs d’entre vous m’ont parlé de microondes. Ce ne devrait pas être interdit, mais on a déjà si peu de place que je crois qu’il serait mieux que je m’en passe. C’est beaucoup moins commun chez les Allemands, du moins les familles que j’ai déjà visitées! Je crois que je vais tout simplement faire attention aux portions que je vais cuisiner et je m’arrangerai si jamais j’en ai trop. J’ai hâte d’enfin pouvoir charger des photos sur le site. Ce serait un peu trop long et compliqué au café, mais dès que j’ai ma connexion, je mets tout cela en place, n’ayez crainte! J’ai déjà plusieurs photos de ma chambre, de la gare Centrale, du centre-ville et du super « Seepark »! D’ici là, bon début de semaine!
Amicalement, Louis
P.S. Le ménage prend plus de temps que prévu, je vais devoir procéder par étape, eh!
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03 octobre 2008 - Arrivée à Freiburg
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03 octobre 2008
Freiburg, Allemagne
Arrivée à Freiburg
Bonjour tout le monde! Je sais que les nouvelles se sont fait attendre, mais n’ayez crainte, je suis arrivé à destination sans (trop de) problèmes! Les nouvelles vont peut-être se faire un peu rares pour l’instant puisque je n’ai pas de connexion internet dans ma chambre jusqu’à maintenant et que pour en avoir une, il me faut un compte de banque, donc il faut que j’aille mon permis de résidence pour en avoir, donc je dois attendre mon rendez-vous de mardi pour l’avoir. Si tout est beau, je devrais pouvoir soumettre mon formulaire pour l’internet mercredi après-midi ou jeudi matin. De là, je ne sais pas combien de temps ça prendra. Oh, ouais, le service, c’est leur fort! Les heures de consultation pour l’internet sont le mercredi de 15h à 16h et le jeudi de 9h à 10h, wow! Mon ami François habite un autre bloc de résidence tout près d’ici et, le chanceux, on lui a quasiment lancé un modem dans les mains dans son hall d’entrée, eh! Ce n’est pas bien grave, j’ai localisé des cafés internet faciles d’accès, et à 1 euro de l’heure, disons que je rentre dans mon argent! Le seul hic, c’est le clavier. Ce n’est pas aussi traumatisant qu’un clavier français, mais quand même… Alors, j’écris ce message dans ma chambre et si j’ai la chance, je vais l’amener à un ordinateur pour le publier.
Alors, le voyage! Le vol de Montréal – Washington s’est très bien passé. L’avion était plutôt petit, mais j’y étais confortable et j’avais un hublot grâce à Marie-Pierre! Une fois arrivé à Washington, je fus surpris de ne pas avoir à repasser un contrôle. J’avais déjà passé les douanes américaines à l’aéroport de Montréal, mais avec tout ce qu’on entend sur la sécurité américaine, je me suis dit que j’allais surement me faire fouiller de nouveau. Mais non! On a débarqué de l’avion avec un petit escalier mécanique, on est rentré dans l’immeuble et on était déjà dans la zone « safe ». Et en plus, à l’embarquement, il n’était même pas nécessaire de montrer nos passeports avec nos billets! Non mais, quelle sécurité! Mais bon, je ne m’en plains pas; j’étais bien content de pouvoir passer les États-Unis facilement comme ça!
Le vol pour Frankfurt s’annonçait long, mais j’étais préparé. Lorsque l’on fut tous embarqués, le capitaine a annoncé que, grâce aux vents favorables, le trajet allait durer 30 minutes de moins. C’était bien beau, mais 10 minutes plus tard, il nous recontacte pour nous dire qu’une tempête venait d’apparaître au nord de l’aéroport et que tous les vols partant vers le nord, l’est et l’ouest étaient mis en attente. Oh, et on ne décollait pas vers le sud… Au moins, on était les premiers en place, alors dès que la tempête se tasserait, on serait les premiers dans les airs. Donc, après 1h30 d’attente, ils ont modifié un peu la trajectoire de décollage pour contourner le reste de la tempête et nous sommes partis. On allait donc avoir 1 heure de retard, pas si mal. J’avais l’aller sur ma droite, alors mes jambes ne seraient pas trop pognées.
Une fois arrivé à Frankfurt, j’ai passé les contrôles sans problème et le contrôleur de passeport s’est même permis une petite farce! Et qui disait que les Allemands n’avaient pas le sens de l’humour? J’ai réussi à me trouver un billet de train pour Freiburg; les Allemands ont le don d’avoir plusieurs noms qui désignent la même chose, comme Fahrkarte, Fahrschein, Fahrticket, etc. Il faut juste le savoir, sinon on est dans le doute tout le long qu’on est dans la file d’attente!
Le trajet vers Freiburg durait deux heures, et le train était pile à l’heure. Le paysage n’était en grande partie pas vraiment hors de l’ordinaire, mais je n’en demandais pas plus. Arrivé à Freiburg, j’avais une bonne heure d’avance sur mes plans, alors je pris quelques minutes pour respirer. Ensuite, j’ai demandé quelques explications à une dame d’un kiosque de revues à propos des tarifs pour le transport et j’ai opté pour un 5 euros pour 24 heures en attendant d’avoir ma passe pour la session. Je me suis rendu aux résidences sans ennuis et j’ai fini par trouver mon bloc.
Jusqu’à maintenant, je ne m’étais pas vraiment senti loin de chez moi. J’étais pas mal heureux, mais surtout fatigué, car je n’avais pas dormi dans l’avion. Mais mon entrée dans les résidences m’a amplement réveillée. C’est sûr, il ne faut pas s’attendre à trop, mais le choque reste le choque. La bâtisse comme telle est bien correcte, le hall d’entrée peut-être un peu sombre, mais rien de grave. Pour ce qui est de l’ascenseur, que je n’entends plus personne chialer à propos de ceux de l’Université de Montréal! Les portes se résument à une porte conventionnelle qui se barre lorsque l’ascenseur n’est pas à l’étage et deux panneaux de métal qui se referment pour bloquer partiellement l’ouverture. Le tout a été « décoré » avec les années par les habitants de ces lieux. Bref, ça fait la job, mais je préfère les marches, peu importe le nombre d’étages, l’immeuble ou le pays. Peut-être qu’un jour je prendrai une photo de cela pour vous!
Après m’être perdu quelque temps en essayant de trouver ma chambre, j’ai réalisé qu’il fallait que je sorte sur un balcon pour pouvoir entrer dans la deuxième section de l’immeuble. Une fois rentré dans ma chambre, je décèle une odeur particulière et je constate la petitesse des lieux. Par chance, j’ai tout de suite compris ce qui était marqué sur le site. En fin de compte, nous ne sommes pas huit par cuisine et salle de bain, mais bien huit par section d’immeuble et deux par cuisine / salle de bain. C’est un peu plus sensé comme ça aussi! Une salle de bain qui fait moins de 6 x 6 pieds et une cuisine où deux passent tout juste seraient peut-être trop peu pour huit personnes!
Et la chambre, elle? Eh bien, lorsque je suis entré et que j’ai vu que tout est blanc, que les murs sont plus que du pour un coup de pinceau, que le matelas est maculé de taches d’encre, que le couvre-lit et les oreillers sont couverts de cernes, que le miroir de la salle de bain semble n’avoir jamais été lavé, qu’une grosse tache brune couvrait une partie du plancher de la douche, que l’évier est bouché (de là la senteur particulière) et que la « hut » est plus collante que de la gommette bleue, je me suis dit que c’était impossible que je puisse passer un an dans une telle chambre. Bien sûr, je ne m’attendais pas à une chambre d’hôtel, mais au moins à ce que le tout soit nettoyé un peu.
Maintenant, un peu plus de 24 heures après ma première entrée, je regarde le tout (surtout ma chambre) et je me dis que c’est à moi de rendre cela confortable. C’est déjà un peu mieux avec le linge de sorti, le lit de fait, l’armoire et l’étagère à demi remplie. Je vais bientôt essayer de me trouver deux ou trois plantes. Ma chambre est très bien éclairée alors elles devraient tenir le coup! Tout dépend des prix cependant, je ne veux pas commencer à trop dépenser pour cela non plus, mais au moins une sur mon bureau, ça ne ferait pas de tors! Je voudrais aussi aller faire un tour chez IKEA. Il y en a un en banlieue et il est même annoncé sur les affiches de ligne de métro! Bon, je ne sais pas du tout si je vais trouver quelque chose, mais si je n’y vais pas, je ne le saurai pas! Ne serait-ce que pour faire contraster mon lit avec le mur. Encore là, je ne veux pas commencer à flamber mon portefeuille, mais si je suis pour rester dix mois dans cette chambre, je crois qu’il est préférable d’avoir un peu de vie dedans! Et les autres salles? Je crois que je vais essayer de voir ce que je peux faire pour décrasser cela!
Une fois la panique bien installée en moi, je me suis dit que je serais mieux de quitter ma chambre et aller me promener et explorer les environs. Banques, petits marchés, boulangerie, pharmacie, arrêt de tramway, le tout à moins de 5 minutes de marche! C’est comme se rendre au dépanneur à côté de chez moi, pour ceux qui connaissent la référence. Sérieusement, je ne peux pas me plaindre du coin ici, pas mal tout est à proximité. La seule chose que je trouve fâchant, c’est ceux qui font jouer de la musique jusqu’à minuit et demi, mais cela risque de se calmer au fur et à mesure que plus de gens emménageront.
Ensuite, j’ai commencé à me perdre intentionnellement dans les rues du coin, et c’est là que j’ai rencontré François qui étudie avec moi et qui venait aussi à Freiburg! Quelle coïncidence, surtout que j’étais tombé sur une rue plutôt en retrait! J’ai visité sa chambre et lui la mienne. Le mobilier est le même, mais il reste dans un autre bloc alors l’arrangement est un peu différent et il est seul dans sa chambre. Oh, et le chanceux, il s’est fait offrir l’internet à sa deuxième journée! Mais bon, moi aussi ça va venir!
On s’est promené dans la ville un bon bout de temps. Nous nous sommes déplacés plus vers le centre-ville où nous avons trouvé un peu de tout, dont un « Döner Kebap shop » pour satisfaire notre faim, même si je n’ai pas eu beaucoup à satisfaire une fois avoir commencé à manger. Une fois retourné chacun dans notre bloc, je me suis mis à défaire mes valises pour remplir le vide de la chambre. Je me suis rendu compte en même temps que les couvertures sur le lit ne comprenaient pas les draps et les taies d’oreiller et que le bureau de service était bien évidemment fermé. J’ai donc passé la nuit en sandwich dans mon couvre-lit, ce qui n’est pas inconfortable comme pourraient penser plusieurs d’entre vous. J’ai déjà dormi plusieurs semaines comme cela à ma première visite en Allemagne, sauf qu’eux utilisaient des couvre-lits plus grands, donc ça allait mieux, eh! J’ai aussi pris une douche dans une douche pas de rideau, disons que ce n’est pas quelque chose que je fais volontairement, haha!
Bon, je n’ai pas beaucoup dormi, mais ce n’était pas à cause du confort, mais plutôt à cause du stress et de l’adrénaline, oh et de la musique aussi! En plus de cela, je voulais me lever à 6h pour pouvoir me rendre à un bureau pour aller chercher des papiers le plus tôt possible et avoir une chance d’ouvrir un compte de banque avant que l’heure des inscriptions pour le téléphone et l’internet soit passée. Il fallait aussi que je déjeune quelque part en chemin. Mais bon, comme il semblerait que je ne suis pas capable d’analyser une carte correctement, j’ai marché un peu partout sous une faible pluie intermittente en étant à presque un kilomètre d’où je devais être. Ce n’était pas trop grave puisqu’en fin de compte ça me prenait un rendez-vous et il sera mardi prochain. J’ai passé le reste de la journée à me promener dans la ville, faire des emplettes pour commencer à remplir la cuisine de choses à manger et écrire ce message. Oh, j’en ai profité pour faire déboucher l’évier et trouver des draps pour mon beau lit. Maintenant, l’odeur dans la cuisine est encore pire, mais j’espère la faire partir avec de la bonne ventilation et en faisant cuire des choses qui vont finir par prendre sa place (non pas dans l’évier, mais bien dans l’air, ne vous trompez pas!). J’ai aussi remarqué que le four serait dû pour un clean-up aussi, pas surprenant.
J’allais oublier de vous parler de mon coloc! Ou de ma coloc. En fait, je ne sais pas, et ce n’est pas parce que la personne a une coupe de cheveux qui fait douter. Non, en fait c’est que je ne suis pas certain s’il a emménagé ou non. Il y a déjà des verres, assiettes, casseroles, poêles et ustensiles dans la cuisine, et il y a un paquet de jujubes ouvert et ils sont encore frais. J’en concluais donc au début qu’il ou elle était venue porter ses affaires et était maintenant à l’extérieur. Je suis en train de reconsidérer cette hypothèse puisque je ne l’ai pas vu ou entendu rentrer hier ni sortir aujourd’hui. Je crois alors que la chambre a peut-être été louée cet été, ce qui expliquerait pourquoi c’est salle. La personne (je la soupçonne d’être australienne puisqu’il y a un aimant de l’Australie sur le réfrigérateur) s’est sauvée en laissant la vaisselle derrière. En tout cas, j’espère que cette vaisselle n’appartient pas à mon coloc, sinon il va avoir besoin de cours sur comment la laver, eh!
Bon, je crois avoir fait le tour! Demain, ou plutôt aujourd’hui, tout dépend de quand j’aurai le temps de poster ce message, c’est férié partout en Allemagne pour célébrer la réunification. Je compte aller visiter au moins un coin en particulier, même si je n’ai pas encore fait mon choix. Je vous tiendrai au courant de mes découvertes! J’ai déjà plusieurs points que je veux aborder dans le prochain message, comme la bouffe en général par ici et le « Seepark » auprès duquel je suis installé. Mais tout cela ne viendra pas tout de suite parce que cela fait pas loin de 2300 mots que j’écris et je crois en avoir dit assez pour aujourd’hui! Bon, c’est sûr, il y en a beaucoup, mais c’est mon arrivée, alors j’avais beaucoup à dire. Je ne crois pas que les prochains seront aussi longs, mais qui sait!
D’ici là, profitez bien de la fin de semaine qui s’en vient!
Amicalement, Louis
P.S. Mon coloc est arrivé hier soir à 11h, plus d´info dans le prochain message. Si vous avez des trucs pour réchauffer des restes avec seulement un four, faite-le moi savoir! Oh et les photos arrivent bientot!
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28 septembre 2008 - À la veille du départ
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28 septembre 2008
Laval, Canada
À la veille du départ

Le temps avance très vite et mon départ est tout près! J’ai quand même pris le temps d’ajouter quelques photos de mon voyage en Gaspésie. J’y suis allé durant la 3e semaine de septembre pour faire le tour de la famille avant de m’absenter pour les 10 prochains mois. Cela faisait déjà 5 ans que je n’y étais pas allé, alors ça ne pouvait pas mieux tomber! Il y avait beaucoup de nouveau, mais tout était quand même à sa place. Ces quelques jours furent très plaisants et vous pouvez voir les quelques photos que j’ai prises lors de mon séjour dans la section photo!
Ensuite, c’était le tour de la famille et des amis de la région de Montréal. J’étais bien content de pouvoir revoir presque tout le monde avant de partir! Et pour ceux que je n’ai pas pu voir : Je ne vous en veux pas (trop)! ;-) Vous êtes irremplaçables et vous allez me manquer! Vous m’avez tous demandé d’en profiter pleinement et vous pouvez compter sur moi! Oh, et ceux qui sont jaloux de mon départ, eh bien vous n’avez qu’à venir me rejoindre!
Mon avion décolle le mardi 30 septembre à 14h23. Je fais escale à Washington pour ensuite me diriger vers l’aéroport de Frankfurt am Main où, si tout va bien, je devrais atterrir un peu après 9 heures. Ensuite, je saute dans le train, direction Freiburg, et après deux heures de trajets, je devrais enfin arriver à destination et récupérer ma clé de chambre!
Il est possible que je ne puisse pas donner de nouvelles dans les jours qui suivront mon arrivée. Je vais devoir faire activer l’internet dans ma chambre et je ne sais pas combien de temps cela prendra, en plus que le vendredi 3 octobre est férié en Allemagne. Je devrai aussi courir un peu partout pour aller chercher permis, accréditations et autres papiers avant de pouvoir m’inscrire à l’université. Bref, de la bureaucratie à son meilleur! Idéal pour apprendre comment se fâcher, en allemand!
J’essaierai quand même de vous mettre au courant de mes péripéties le plus rapidement possible. D’ici là, je vous souhaite une bonne semaine!
Amicalement, Louis
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1er août 2008 - Freiburg, c'est officiel!
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1er août 2008
Laval, Canada
Freiburg, c'est officiel!
Bonjour et bienvenue sur mon « blogue » de voyage! Si vous êtes en train de lire ceci, c’est que vous avez appris que je pars pour l’Allemagne bientôt. Certains d’entre vous savent que cela fait des années que je rêve de ce moment, alors inutile de dire combien j’étais content de recevoir cette offre de la Albert-Ludwigs-Universität de Freiburg mercredi! Pour ceux qui ne sont pas trop au courant de mon cheminement, voici un petit résumé :
J’ai étudié en langues au CEGEP Montmorency, où j’ai appris, entre autres, l’allemand. J’ai décidé de continuer dans cette direction à l’université, alors je me suis inscrit au programme d’études allemandes de l’Université de Montréal. J’ai fait ma deuxième année ce printemps, et maintenant je m’en vais passer ma troisième année de l’autre côté de l’océan!
C’est donc mercredi le 30 juillet que j’ai reçu cette lettre m’invitant à aller étudier à Fribourg (« Freiburg » en allemand, son nom officiel est « Freiburg im Breisgau » pour ne pas la confondre avec la ville du même nom en Suisse) dès cet automne. Deux jours plus tard, j’imprimais mon billet d’avion et j’étais à fond dans les préparatifs. J’ai déjà tout plein de choses que je pourrais vous raconter, mais pour l’instant je vais me contenter de répondre aux questions les plus courantes qu’on me pose ces derniers temps :
Est-ce officiel?
Oui, ce l’est à 100%, le décompte est commencé!
Départ et durée du voyage
Je pars le 30 septembre en après-midi pour arriver à Freiburg dans la journée du 1er octobre. Je prévoyais partir plus tôt, mais bien que le semestre ne commence pas avant le 20 octobre, je dois me rendre sur place plus tôt pour l’accueil des étudiants étrangers. Pour mon retour, la session d’été fini le 25 juillet, alors je devrais être de retour au Canada au mois d’août pour continuer l’université au mois de septembre. C’est donc un bon 10 mois à l’étranger!
Reviens-tu pour Noël/autre moment
Je ne le sais pas encore. Pour l’instant, c’est trop tôt pour décider, mais il y a de fortes chances que je reste sur place pour les vacances de Noël étant donné le prix des billets d’avion, et j’ai à peine deux semaines de congé. Je pourrais éventuellement revenir plus tard, car le trou entre les deux sessions s’étend du 14 février au 20 avril, mais encore là, rien n’est décidé. J’ai tellement de gens à qui rendre visite et de places à visiter que je pourrais facilement bouquer mes deux mois. D’un autre côté, une fois sur place, c’est facile de changer d’idée!
Où vas-tu rester?
L’université m’a offert une chambre dans la résidence « Studentensiedlung im Seepark », la plus grande de tout Freiburg. Je vais vivre avec d’autres étudiants, allemands et internationaux. Pour des photos, voir cette page : Cliquez-ici
Vas-tu travailler là-bas?
Pour des raisons légales, je ne pourrais pas vraiment travailler. Je ne devrais vraiment pas avoir de problèmes financiers, alors ne vous inquiétez pas pour moi. De toute façon, je suis inscrit à temps plein, et plusieurs d’entre vous savez déjà combien c’est demandant l’université ici, eh bien rajoutez à cela un autre pays, une autre langue, une autre mentalité, je crois que j’aurai assez à faire!
Freiburg, c’est où?
Freiburg est une ville dans le sud-ouest de l’Allemagne, dans la province du Baden-Württemberg. Elle se situe près de la frontière avec la France ainsi que la Suisse, dans la région de la Forêt-Noire. Un simple « Freiburg » dans Google vous donne une carte très détaillée!
Si vous avez d’autres questions pour moi, n’hésitez pas à me les poser! Laissez un message dans le livre d’or (lien à droite de ce message) ou encore envoyez-moi un courriel! Vous pouvez vous inscrire à la liste d’envoi pour recevoir un message lorsqu’il y a du nouveau sur mon blogue! Le lien est à droite de ce message!
Sur ce, je vous laisse vaquer à vos occupations, j’ai encore beaucoup à faire!
Amicalement, Louis
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