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20 juin 2009
Freiburg, Allemagne

Plus qu'un mois!

Bonjour tout le monde!

Me revoilà avec mon sac rempli de nouvelles. Dans les dernières six semaines, j’ai fait deux beaux voyages; un en Hongrie et un en France. J’ai aussi reçu beaucoup de visite du Québec! Bref, ce fut un mois bien chargé!

Commençons par la Hongrie : quittant mon cours du mardi 19 mai à pleine vitesse, je saute dans le train, ma valise jaune à la main, direction Stuttgart pour ensuite m’envoyer vers Budapest, capitale de ce pays dont je ne connaissais que très peu. Une fois arrivé à l’aéroport Ferihegy, je suis le premier à passer les portes menant à ma bonne amie Barbara qui m’attendait et qui allait devoir m’endurer un bon cinq jours. Sans plus tarder, on se lance dans les rues de Budapest pour découvrir la ville tout en se remettant à l’heure sur toutes les histoires s’étant passées depuis son départ de Freiburg en mars.

Énumérer tout ce que j’ai vu serait une fois de plus, c’est pour cela que je vais mettre plein de photos à votre disposition! Je n’ai qu’un seul commentaire : extraordinaire! Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai très vite adoré cette ville! J’ai eu la chance de voir plusieurs choses du point de vue d’un étudiant, car mes guides étaient tous encore aux études, alors j’en ai profité pour visiter entre autres les installations du département d’anatomie de l’université de médecine Semmelweis en passant incognito avec un sarrau blanc.

Nous sommes aussi allés passer une journée dans le sud du pays, à Tolna, ville natale de mon hôte et Szekszárd, la capitale de la province, tout juste à côté. Ça a fait du bien d’être éloigné du gros bruit de la ville et la région est très charmante. Cela faisait huit mois que je n’étais pas entré dans une maison et je dois dire que l’accueil a été plus que chaleureux! Et pour avoir mangé, on a mangé et la cuisine hongroise est fabuleuse si on n’est pas végétarien!

Bref, le dimanche soir est arrivé trop vite et j’ai dû repartir en direction de l’Allemagne où un petit retard de bagage m’a fait manqué un train, alors je suis rentré à la maison à 7h au lieu de 4h! Bref, une nuit un peu longue! Je dois dire que Budapest est la ville qui m’a le plus impressionné jusqu’à présent; c’est difficile d’expliquer le mélange d’ancien et de récent que l’on retrouve partout en ville, comme par exemple passer d’un métro datant de l’URSS pour sortir et prendre un tramway flambant neuf. C’était en plus le premier pays que je visitais où je n’avais aucune connaissance valable de la langue locale, dans ce cas-ci le hongrois. Le hongrois est une langue finno-ougrienne, s’apparentant donc au finlandais et à l’estonien, ce qui n’aide personne ayant des connaissances en langues latines ou germaniques. « A magyar nyelv nagyon érdekes! » Pour rajouter un peu de confusion au tout, on passe de l’euro au Forint, la monnaie hongroise. Pour un touriste canadien, l’euro n’est pas trop difficile à comprendre puisqu’un dollar canadien ne vaut pas 200 euros. En Hongrie cependant, 200 forints sont à peu près un dollar. C’est un peu troublant de se retrouver avec des billets de 1000, 5000 ou même 10000 forints, car on perd vite la tête à calculer l’équivalent en monnaie canadienne!

À peine étais-je de retour à Freiburg, je partais cinq jours plus tard en direction de Paris pendant les vacances de la Pentecôte. Cette fois, pas de problèmes de langue! Nous étions donc trois aventuriers et une aventurière à partir ensemble à la découverte de la capitale française. Correspondance à Strasbourg, on embarque dans le fameux TGV. Première impression; euh, sommes-nous dans une cafétéria? Tables en plastique gris pâle, avec des rectangles orange ou mauve, au choix. Bref, si vous voulez un vrai train, prenez-en un allemand, un Inter City Express (ICE), ça au moins c’est beau et confo! Bon, le TGV, ce n’est quand même pas mal; son 30-50km/h de plus rapide que son homologue allemand se fait remarquer à certaines places durant le trajet, mais bon, quand on est rendu à 315km/h, c’est vite, peu importe dans quel train on est!

Arrivés à la gare Paris Est, on saute dans le métro direction la Bastille, où se trouve notre auberge. En parcourant les rues, j’ai pu observer une architecture beaucoup plus récente que celle des autres grandes villes d’Europe que j’ai pu visiter jusqu’à maintenant. Disons que la propreté n’est pas un point très fort; entre les odeurs de déchets ou d’urine et les détritus gisant en abondance dans les rues, on est laissé avec une impression de laisser-aller. Tout le monde me disait que Budapest était une ville sale, par exemple, mais je dois dire que c’est une ville extrêmement propre si on la compare avec Paris! Mais bon, si vous voulez de la vraie propreté, allez à Vienne!

Je m’éloigne du sujet un peu. Alors, Paris! Encore ici, une image vaut mille mots. Tour Eiffel, Arche de Triomphe, Père Lachaise, les catacombes, Notre-Dame de Paris, nommez-les, on est surement passé par là durant nos 5 jours dans la métropole. En gros, je dirais que Paris reste une très belle ville, mais plutôt dans ses attraits individuels. Chaque musée ou bâtiment vaut entièrement la peine d’être visité, mais dans son ensemble, il semble manquer quelque chose à la ville pour que le tout tienne ensemble. Peut-être est-ce simplement parce qu’on entend tellement parler de Paris que l’on finit par avoir de trop grandes attentes. À noter : un panorama de Paris la nuit vaut 10 panoramas de jour selon moi!

Une fois de retour à Freiburg, c’était à mon tour d’accueillir de la visite. Jusqu’à maintenant, j’ai reçu la visite de cinq Québécois et j’en attends encore deux la semaine prochaine! Bref, le mois de juin en est un de très bien rempli! D’autant plus que j’ai pu confirmer ma date de retour; la fin de mon séjour en Allemagne sera le 16 juillet et j’arriverai à Montréal en après-midi. C’est donc dire qu’il me reste moins d’un mois pour tout finaliser! Ce n’est pas le temps de bretter, comme on dit!

C’est donc pour ça que je vais aller me concentrer sur tout ce qu’il me reste à faire! Je ne sais pas si j’aurai le temps de rédiger un autre message d’ici à ce que je parte, sinon je vous donne rendez-vous au Québec!

À bientôt!

Amicalement, Louis

03 mai 2009
Freiburg, Allemagne

Pas de répits pour Louis!

Bonjour, bonjour!

Eh oui, me revoilà après près de deux mois sans nouvelles. La dernière entrée de ce blogue date du 9 mars, alors vous pouvez vous imaginer qu’il s’en est passé des choses depuis ce temps. Je vais essayer de tout raconter sans me perdre dans les détails!

À la mi-mars, j’ai reçu ma deuxième visite officielle du Québec : mes parents sont débarqués à Francfort et nous avons passé deux semaines ensemble. Nous avons tous les trois découvert Francfort puisque j’y n’étais jamais allé, et ensuite je leur ai montré ma très charmante ville et les environs. Malheureusement, je n’avais pas encore terminé la rédaction de mon dernier travail de session, alors j’ai dû les laisser voler par leurs propres ailes quelques jours, expérience qu’ils ont en fait bien aimé!

Le 31 mars était la date de remise de mon dernier travail et donc le début des vacances. Cette journée a aussi été la première journée vraiment chaude et ensoleillée du printemps, le mercure dépassant largement la barre des 20°C. Les jours de beau temps s’enchaînèrent et les célébrations se firent de plus en plus grandes alors que les gens revenaient de voyage. Hélas, beaucoup de bon(ne)s ami(e)s devaient retourner à la maison et cela pour de bon, alors la période mi-mars à mi-avril avait aussi ses moments de tristesse.

Le deuxième semestre commençait le 20 avril, alors j’avais près de trois semaines de vacances : peu de temps pour faire tout ce que j’avais en tête. J’ai donc décidé que j’irais passer les derniers jours de vacances à Vienne, capitale de l’Autriche. Je suis donc atterri en sol autrichien le 16 avril pour retrouver une amie qui allait gentiment m’héberger et me guider pour les quatre jours de mon séjour. Ursula avait fait un stage à Montréal il y a deux ans et j’étais certain qu’elle n’avait pas changé, alors je savais ce qu’il m’attendait! S’il y a quelqu’un en forme, c’est bien elle, alors quand on parle de tourisme, il faut attacher sa tuque assez serrée avec de la bonne broche et du « duct tape » en extra! C’était vraiment extraordinaire : sans perdre une seconde, on a commencé à voir tout plein de choses le jeudi soir et l’itinéraire du vendredi était très chargé. Ça me prendrait beaucoup trop de temps pour tout raconter ce que j’ai vu et vécu, mais vous pourrez trouver les photos peu après la parution de ce message!

Le samedi, nous sommes partis en direction du Wachau, une région à une heure de Vienne, avec le groupe de randonnée « Bergfieber » (fièvre de la montagne) dont mon amie fait partie. Nous avons fait l’ascension d’un mont pour ensuite nous rendre aux ruines d’un fort longeant le fleuve. Ceux qui ont peur des hauteurs s’abstenir, parce qu’eux prennent le chemin expert! Nous étions donc une vingtaine à suivre les sentiers étroits, parfois à flanc de montagne. C’était très amusant et tout le monde était de bonne humeur! Le dimanche, pas de repos pour nous! Nous sommes partis en direction d’un petit mont juste à côté de Vienne pour voir un autre côté de la ville et nous avons couru partout jusqu’à la dernière seconde. Bref, ce séjour à Vienne est tout simplement inoubliable!

De retour à Freiburg, j’ai remis les pieds à l’université pour démarrer cette deuxième et dernière session qui s’étalera jusqu’à la mi-juillet. J’ai réussi à mettre la main sur des cours tous un après l’autre, alors ça me laisse une bonne partie de la semaine de libre. Je vais donc en profiter pour continuer de voir l’Europe autant que possible.

En parlant de visiter l’Europe, j’ai déjà trouvé ma prochaine destination! Le 19 mai en après-midi, je pars en direction de la Hongrie, plus précisément vers Budapest. Je vais une fois de plus rendre visite à une amie qui devra m’endurer jusqu’au dimanche soir. Pourquoi la Hongrie? Eh bien, je connais beaucoup de gens venant de ce pays, alors je fais d’une pierre deux coups : J’évite de me faire arracher la tête pour ne pas être allé voir leur beau pays et je vais voir si c’est vrai tout ce qu’ils racontent! Cela devrait être une fois de plus un séjour rempli d’aventures, surtout que dernièrement la situation politique est un peu instable, mais n’ayez crainte, je serai entre bonnes mains!

La première semaine de juin est fériée, alors je risque fort bien d’aller faire un tour dans la belle capitale française, ohh Paris! J’ai bien hâte de pouvoir goûter au caractère parisien tant détesté des touristes – et même du reste du pays! Sinon, je crois que je vais rester à Freiburg le reste du temps et peut-être me promener un peu en Allemagne si j’ai le temps. Il ne faut pas trop que je bouge non plus, car j’attends encore de la visite! À la fin mai, une amie et ex-collègue de travail passe dans le coin, ensuite suit mon vieil ami Ray qui s’enligne pour rester un mois en Europe pour faire le touriste, et à la fin juin, c’est le tour à ma soeu-sœur chérie de venir me dire bonjour! Bref, les trois prochains mois vont être chargés! Trois prochains mois? Eh oui, après cela, c’est fini! Je n’ai pas encore la date exacte de mon départ puisque je suis en négociation de billet, mais je devrais avoir ça sous peu. Si tout va bien, ça devrait être quelque part entre le 15 et le 31 juillet.

Vendredi dernier, c’était le début de mon 8e mois en Europe. Mon expérience de 10 mois commence lentement à tirer à sa fin. La question sur toutes les lèvres est : « As-tu hâte de revenir? » La réponse est tout aussi claire : bien sûr! Je ne suis pas parti en Europe pour fuir des choses ou des gens, contrairement à d’autres personnes ici, alors c’est certain que j’ai hâte de tout vous revoir, de pouvoir passer des soirées entre amis, conduire à nouveau, jouer avec une guitare décente, pouvoir aller au magasin même le dimanche (ici, tout est fermé), etc.

Mais, MAIS! Il faut comprendre qu’ici, Freiburg, le complexe de résidences, le bloc #24, c’est une deuxième famille pleine d’amis des quatre coins du monde qui ont vécu des moments exceptionnels tous ensemble, que ce soit sur une piste de danse, dans une salle de classe, au sommet d’une montagne, en explorant des ruines de ce qui était il y a 700 ans un château ou à l’entour d’un BBQ. Mon départ ne sera donc pas sans regret. Tout le monde ici voit la fin approcher, au ralenti, et chacun a promis d’en profiter jusqu’à la dernière seconde!

Alors que vous me demandiez demain, dans deux semaines, ou la veille de mon départ, la réponse restera la même : Oui, j’ai hâte de revenir, mais c’est pas fini tant que c’est pas fini, et j’ai l’intention de tout savourer ce qu’il reste. J’étais heureux à Montréal, je suis heureux ici et je vais être heureux de revenir au Québec. Autant j’ai laissé une partie de moi à Laval, autant j’en laisserai une ici. Mais d’ici la dernière poignée de main, la dernière accolade, d’ici à ce que la porte du train se ferme et que le contrôleur siffle pour signaler le départ du train de la gare de Freiburg, je me concentrerai sur ce qu’il me reste ici!

Bon, ce fut un message assez long, mais étant donné les circonstances, je ne pouvais faire autrement! Je vais maintenant faire un tri de photos et je vais les charger sur le site sous peu! Bon visionnement!

Amicalement, Louis

09 mars 2009
Freiburg, Allemagne

Le printemps arrive!

Bonjour!

Beaucoup de temps est passé depuis mon dernier message! Ce n’est pas par paresse que je ne vous ai pas écrit, mais plutôt parce qu’il ne se passait pas vraiment de quoi d’extraordinaire par ici. Le retour en classes après Noël signifiait le début de la « fin de session », remplie de travaux, de lectures et d’étude. Je croyais que tout serait terminé à la mi-février; après tout, c’était la date qui marquait la fin des cours. Hélas, ici, les travaux de session, on les écrit après la fin du semestre! Alors, disons simplement que depuis le début février, je suis pas mal occupé!

Nous voilà donc dans un mois de mars bien entamé. Trois de mes quatre travaux de session sont derrière moi, il ne m’en reste plus qu’un – le plus corsé – à rédiger, soit une analyse d’un livre sur l’art poétique allemand écrit en 1624 par Martin Opitz qui semble être drôlement relié avec un texte du même titre écrit une soixantaine d’années plus tôt par un certain Guy de Ronsard. Bref, je dois montrer en quoi c’est vrai, alors si jamais vous voyez des informations là-dessus à l’endos de votre boîte de céréales, veuillez m’en aviser! J’aurai besoin de tout ce que je peux trouver!

Parfois je me demande ce que je fais à me pencher sur de telles questions. Il y a surement mille et un sujets dans d’autres branches d’études qui méritent d’être développés avec un autre but que de plaire au professeur pour ainsi recevoir une note. Moi qui aspire (-rais?) à être enseignant, je ne me vois pas demander de tels travaux de reformulation basée sur des ouvrages que l’on doit citer en abondance. Mais bon, j’aurai tout le temps pour réfléchir à tout ça une fois mon travail terminé; pour l’instant ce sont les douze pages en allemand impeccable à écrire qui ont la priorité!

Sur une note plus globale, le 1er mars a marqué le début de mon 6e mois en Allemagne! La moitié de mon séjour est déjà derrière moi. Inutile de vous décrire comment le tout a passé vite. Depuis la fin des cours, il y a beaucoup de départs d’amis par ici, un peu comme dans le temps de Noël. Mais cette fois, beaucoup d’entre eux ne reviennent pas, car ils n’étaient à Freiburg que pour un semestre. Alors, le dernier mois était rempli d’ « Au revoir » pour des gens des quatre coins de la planète. Ces moments nous font redouter – ceux qui restent pour deux semestres – la période inévitable qui suivra durant le mois de juillet. Mais pour l’instant, nous essayons de profiter du temps qu’on a et qui devrait devenir de plus en plus beau avec l’arrivée du printemps!

Il n’y a pas que des départs par ici, mais aussi des arrivées! Entre celle d’une coloc ici. Mon ancien coloc devait changer d’appartement, car il n’avait pas pu renouveler son bail à temps, alors j’habite avec Claire, étudiante française en biologie, jusqu’à la fin mars. Ensuite viendra un ou une autre coloc pour le reste de mon séjour! J’ai aussi de la visite qui s’en vient : Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, mes parents viennent faire un tour dans la superbe ville qu’est Freiburg à la mi-mars, alors n’appelez par à la maison, car ils n’y seront pas!

Je vais vous laisser avec de nouvelles photos de Staufen, une ville dans les environs de Freiburg. Je prends quand même le temps de visiter et de m’amuser un peu malgré tout ces travaux! Je vous souhaite une bonne fin d’hiver beaucoup plus enneigé qu’ici et je tâcherai de vous écrire dès que j’en aurai la possibilité!

Amicalement, Louis

27 décembre 2008
Freiburg, Allemagne

Le temps des fêtes

Bonjour tout le monde!

Avant de commencer mon récit des dernières semaines, laissez-moi vous souhaiter un très beau temps des fêtes ainsi qu’une excellente année 2009 qui arrive dans quelques jours. Profitez du temps que vous avez en famille et entre amis et surtout n’oubliez pas que la modération à bien meilleur goût!

Autre petit message : J’ai enfin mis de nouvelles photos! Allez voir les albums d’Heidelberg, du marché de Noël, de la première neige et de la cathédrale!

Je vais reprendre où j’avais arrêté la dernière fois. Je disais donc que je m’en allais à Heidelberg. Mon collègue de Montréal François et moi en avons profité pour passer un peu de temps avec notre autre collègue d’université, Éric, qui lui étudie à Heidelberg depuis le mois d’avril dernier. Cela faisait donc plusieurs mois déjà qu’il reste dans cette ville, alors il fut un excellent guide durant tout l’après-midi qu’on a passé là! La ville d’Heidelberg est surtout connue pour son université très réputée ainsi que pour l’équipement d’imprimerie que mon ami Mathieu pourrait sans doute vous décrire mille fois mieux que moi. Mais peu importe la raison de la visite, Heidelberg reste charmante et propose des vues à en couper le souffle. Bref, une image vaut mille mots, alors j’en ai mis 18 dans la section photo, question de vous éviter un récit digne de Notre-Dame-de-Paris! (oh non, je n’ai pas vraiment dit ça?)

Du côté de Freiburg, tout s’est bien déroulé entre temps. Les présentations orales sont passées sans inconvénient et je commence à planifier mes travaux finaux pour la fin de session. Eh non, la session n’est pas terminée pour moi, contrairement à vous au Québec! De mon côté, elle se poursuit jusqu’au 14 février et l’échéance la plus lointaine pour la remise d’un de mes travaux est le 1er mars. Donc, j’ai bien beau être en congé pour le temps des fêtes, je ne peux malheureusement pas passer mon temps à relaxer! En gros, il me reste une présentation orale au retour des fêtes et quatre travaux de session d’entre 10 et 15 pages chacun. Tout dépendant qui vous êtes, ces chiffres vous font soit rire, soit crier.

Moi, c’est un peu des deux. D’un côté, 10 pages c’est plus qu’un petit travail d’une semaine, mais ce n’est pas la première fois que j’en fais. Il y a bien sûr la barrière linguistique qui peut causer certains ralentissements durant la rédaction, mais je me souviens avoir rédigé des travaux aussi longs en allemand sur des sujets où la difficulté était de trouver quoi dire, non pas comment le dire! À date je ne suis certain que d’un de mes sujets, car j’en ai discuté avec mon professeur le lundi avant Noël. En gros, je devrai analyser jusqu’à quel point l’écrivain allemand Martin Opitz, dans son livre sur l’art poétique allemand (1624), emprunte à un livre semblable écrit par Pierre de Ronsard une soixantaine d’années auparavant. Bon, je vois le visage de certains changer de forme et de couleur, mais rassurez-vous! Il semble y avoir tellement d’information que je ne peux pas manquer de contenu, ça, c’est certain!

Être capable de procéder toute cette information cependant, c’est une autre histoire. J’aurai à faire, comme œuvres principales, avec un livre en vieil allemand ainsi qu’un en vieux français. Encore là, ça va. Je crois que le plus gros problème risque d’être la mise en page comme telle. Il n’y a pas vraiment de règles à n’en plus finir, mais ceux qui sont à l’université savent combien on nous bombarde de rappels du genre « le plagiat, c’est mal, vous devez faire des notes en bas de pages ». Eh bien ici on se ramasse à faire des notes à chaque deux phrases environ, même si tout le paragraphe traite d’un seul ouvrage qu’on pourrait résumer avec une note à la fin. Non, non, non! Il faut aller marquer à chaque phrase la page d’où vient cette idée. L’exemple de travail que j’ai vu n’avait pas plus de 10 pages, mais bien plus de 65 notes. En tout cas, j’ai hâte de voir comment cela va se développer!

Sur une note plus légère, j’ai finalement inauguré ma canne de sirop d’érable! Deux semaines avant Noël, un ami français a reçu la visite d’une amie du Nord de la France et la discussion a atterri sur le goût divin du sirop. L’un n’y ayant jamais goûté, l’autre en raffolant et moi voyant l’opportunité que quelqu’un amène un ouvre-boîte pour ouvrir la canne, ils sont venus faire un tour pour déguster ce sirop des plus exquis. Inutile de dire combien ils étaient satisfaits de cette spécialité québécoise! Maintenant, c’est à mon tour, lorsque j’irai dans le Nord de la France, je devrai trouver de la « frica(n)delle », plat avec une saucisse dont son contenu devra me rester inconnu jusqu’à ce que j’en aie mangé. Hmm…

Sinon, il ne me reste plus qu’à parler de Noël! Eh bien, beaucoup de gens sont retournés dans leurs familles pour le temps des fêtes, ce qui n’est pas trop compliqué et peu dispendieux en Europe, mais ceux qui sont restés ont mis la main à la pâte pour célébrer ensemble. Ça m’a permis de goûter à des spécialités notamment d’Europe de l’Est, pas mal du tout! Nous nous dirigeons tranquillement vers le Nouvel An, j’ai bien hâte de voir de quoi cela aura l’air!

Sur ce, je vous laisse retourner regarder les photos et festoyer en paix!

Meilleurs voeux, Louis

P.S. J’ai une guitare! Probablement la plus « cheap » qu’il soit, mais quand même!

05 décembre 2008
Freiburg, Allemagne

Décembre, déjà?

Bien le bonjour! Eh oui, je suis toujours en vie! Je sais que les nouvelles se font plus rares de ces temps-ci, mais je n’avais pas beaucoup à raconter en ce qui concerne le mois de novembre. Nous voilà déjà en décembre, quoique le paysage n’a pas vraiment changé; la température reste toujours la même, une alternance de soleil, nuage, pluie, parfois il fait près de 0°C, parfois ça monte juste qu’à 10°C. Bref, j’ai l’impression que le climat est « sur le hold » et à en croire ce que tout le monde dit, il risque de rester comme ça au moins jusqu’en février.

N’allez cependant pas croire que je me laisse abattre par la température, bien au contraire! Certes, j’aimerais bien un peu plus de neige, un petit 10-20cm pour voir la face que feraient les Allemands par ici, mais pour l’instant je compose avec la pluie. Quand on y pense, de la pluie, ce n’est que de la neige chaude, une fois qu’on réalise ça, l’imagination fait le reste! Bon ok, j’ai encore un peu de difficulté à faire des bonhommes de pluie ou encore lancer des boules d’eau, mais côté ski nautique je fais des progrès!

Bon, assez plaisanté! J’ai quand même fais quelques petites choses ici et là qui méritent d’être mentionnées! Avec l’arrivée du mois de décembre sont arrivés les marchés de Noël dans les villes d’Allemagne (et d’autres pays, mais bon je ne les énumérerai pas tous!). Le nom « marché de Noël » résume assez bien ce que c’est, mais que pouvons-nous trouver dans un tel marché? Il y a entre autres des artisans qui viennent vendre leurs créations, autant des décorations que des chandelles, en passant par des sculptures, des bijoux et des bidules en argent. On y trouve aussi des manèges pour enfants, dessinateurs pour ceux qui veulent un portrait d’eux-mêmes et tout plein de lumières et de branches de sapins. Mais ce qui est encore mieux, ce sont les nombreux petits kiosques de nourriture! Eh oui, que serait l’Allemagne sans sa bonne bouffe!?

Après deux visites, je n’ai toujours pas pu essayer toutes les spécialités, mais laissez-moi vous dire que tout ce déguste très bien! Deux de ces mets sont dignes de mention jusqu’à date, doit un dont je ne me souviens malheureusement plus de son nom, mais ça ressemble à une très longue nouille, mais qui n’est pas une nouille puisque c’est un peu comme du gâteau. Bref, c’est très difficile à décrire et je n’ai malheureusement pas encore de photos de toutes ses choses, mais bon, ça fait une grosse boule recouverte de sucre à glacer. L’autre met, je me souviens de son nom, car j’en ai mangé hier! C’est des Flammkuchen (ou Flammenkuchen, ne me demandez pas de trancher là-dessus!). On pourrait comparer cela avec une pizza à croûte extrêmement mince avec des ingrédients dont, je dois l’avouer, je ne me souviens plus. Mais l’important : C’est très bon! Et ça m’a sauvé un souper, quand même!

Assez parlé de bouffe, passons maintenant à ce qui est vraiment un « must » dans un vrai marché de Noël : Le Glühwein. Ceux qui ont suivi des cours d’allemand sauront ce que c’est, ou du moins se diront « Ah, mais c’est du vin (Wein) qui brille (glühen)! » Pas entièrement faux, mais puisqu’une Glühbirne n’est pas vraiment une poire (Birne) qui brille, mais bien une ampoule (Ils l’ont l’affaire avec leur vocabulaire, les Allemands!), je vous dirai que le Glühwein ne brille pas. Il faut tout de fois faire aussi attention que lorsqu’on dévisse une ampoule que l’on vient tout juste d’éteindre, car du Glühwein, c’est chaud! Et par chaud, j’entends chaud comme du café frais fait. Du Glühwein, c’est du vin chaud épicé, typique à la période de Noël (ou l’hiver en général, dépendant des mentalités) par ici. Bien sûr, moi j’ai la manie de m’en mettre un peu partout tellement il y a du monde et je finis avec les mains toutes collantes, mais ça en vaut vraiment la peine! Mais attention, n’allez pas boire du Glühwein banalement chez vous bien au chaud! Oh non, oh non, oh non! Ce breuvage est destiné à la consommation extérieure par temps froid, préférablement entre amis et avec de la neige si possible. Si vous voulez en faire de votre côté, c’est très simple, cherchez simplement « recette vin chaud » sur Google, vous allez trouver ça assez vite. En gros c’est du vin chaud (mais pas bouillant) avec du clou de girofle, de la cannelle et des fruits au choix.

Bon, assez parlé de cuisine! La semaine prochaine, je m’en vais à Heidelberg, une ville très chouette pas trop loin d’ici, pour un de mes cours. Il y a une conférence sur l’auteur Franz Kafka, et comme notre cours porte totalement sur lui, c’est donc pertinent de faire une visite de groupe là-bas! On va en profiter pour visiter la ville et tout, tant qu’à y être! Et si on a un peu de chance, on va peut-être pouvoir voir Mr. Eric, collègue à l’Université de Montréal qui étudie présentement à Heidelberg!

Bon , je vais vous laisser là-dessus, question de me garder un peu de contenu pour le prochain message qui, j’espère, viendra plus tôt que dans un mois!

Amicalement, Louis

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